OM : Rosenior en pole pour succéder à Beye dès cet été

Nommé il y a à peine trois mois, Habib Beye pourrait déjà vivre ses dernières semaines sur le banc de l’Olympique de Marseille. En coulisses, la direction a tranché. Et elle a un nom en tête pour lui succéder.

Il y a quelque chose d’impitoyable dans le football moderne. Le 18 février 2026, Habib Beye signait un contrat jusqu’en juin 2027 avec l’OM, acclamé comme l’homme de la situation après le départ de Roberto De Zerbi. Moins de cinq mois plus tard, selon La Provence, son successeur serait déjà identifié. Le feuilleton de l’été marseillais a commencé bien avant le coup de sifflet final.

Un début prometteur, une chute trop rapide

L’histoire aurait pu être belle. Arrivé dans un club en quête de stabilité, Beye avait lancé son mandat sur les chapeaux de roues : trois victoires consécutives contre Lyon, Toulouse et Auxerre, suffisantes pour hisser l’OM sur le podium de Ligue 1 et faire rêver un Vélodrome assoiffé de Ligue des Champions.

Puis le soufflé est retombé. Quatre victoires seulement en dix matchs, une élimination humiliante en Coupe de France contre Toulouse, un match nul à domicile contre Nice qui a mis le feu aux poudres. La qualification en C1 — objectif cardinal de la saison — semble désormais hors de portée. Et dans le football, quand l’objectif s’éloigne, les certitudes vacillent.

Beye finira la saison. Mais selon les informations concordantes de La Provence et But FC, les nouveaux dirigeants emmenés par Stéphane Richard auraient déjà acté en interne un changement de banc dès cet été. Le technicien sénégalais, lui, affiche publiquement sa sérénité et se projette sur la saison prochaine. Deux réalités qui ne tarderont pas à se télescoper.

Rosenior : le profil qui coche toutes les cases

Le nom qui circule avec insistance dans les couloirs du club phocéen, c’est celui de Liam Rosenior. 41 ans, Anglais, libre de tout contrat — et surtout, un profil qui intriguait déjà l’OM dès 2024, avant que le choix ne se porte sur De Zerbi.

Son parcours récent est pour le moins atypique. Après avoir réalisé une solide saison à Strasbourg dans le groupe BlueCo, Rosenior a été débauché en janvier 2026 par Chelsea pour succéder à Enzo Maresca. Un pari ambitieux, une expérience éclair : limogé après seulement quatre mois, il se retrouve aujourd’hui disponible, avec l’expérience d’un grand club européen dans les bagages et une liberté totale pour rebondir.

C’est là que l’OM entre en scène. Selon But FC, des discussions ont déjà été entamées entre la direction marseillaise et l’entourage du technicien britannique. Les arguments ne manquent pas : Rosenior connaît la Ligue 1, parle couramment français grâce à son passage alsacien, et son ADN tactique — jeu offensif, développement des jeunes, intensité — correspond précisément au projet que la nouvelle gouvernance veut incarner.

Un dossier encore ouvert, des zones d’ombre à surveiller

Attention toutefois à ne pas aller trop vite. Le dossier n’est pas bouclé. D’autres noms circulent, et rien n’est officiel à ce stade. Beye lui-même continue de préparer la fin de saison avec ses joueurs, sans afficher le moindre signe de capitulation. Entre les déclarations publiques et les décisions prises en interne, le fossé peut être vertigineux.

Ce qui est certain, c’est que l’OM aborde l’été avec une urgence : retrouver un projet sportif crédible, capable de séduire des recrues ambitieuses et de reconquérir une place en Ligue des Champions. Rosenior, s’il arrive, héritera d’un chantier immense — et d’une ville qui ne pardonne pas les tergiversations.

À Marseille, l’été commence toujours en mai.