OM – OL : comment Beye compte profiter de l’absence du meilleur buteur lyonnais

Habib Beye savoure un coup du sort inespéré à la veille de l’Olympico. Blessé aux ischio-jambiers contre Strasbourg, Pavel Sulc, 13 buts au compteur cette saison, devrait déclarer forfait pour le choc de dimanche au Vélodrome. L’entraîneur marseillais peaufine déjà ses plans pour exploiter ce vide béant dans l’attaque lyonnaise.

L’Olympique de Marseille rentre ce vendredi soir de son stage à Marbella, regonflé à bloc. Le staff de Beye est au complet, les adjoints arrivés pile à temps pour boucler les derniers ajustements. Et voilà que la nouvelle tombe comme un cadeau empoisonné pour Lyon : Sulc, l’atout maître des Gones, sorti sur civière mardi soir, risque de regarder le match depuis les tribunes. « C’est une grosse absence qui va faire les affaires d’Habib Beye », glosent déjà les observateurs. Sans son fer de lance tchèque, capable de percuter et de conclure en solo, l’OL perd son tranchant principal. Endrick ou Tolisso devront endosser le costume, mais ni l’un ni l’autre n’a la même explosivité.

Un 4-4-2 taillé sur mesure contre une attaque en panne

Beye ne crie pas victoire trop vite, mais il détaille ses axes de travail sans détour. Lors du stage andalou, l’OM a mis l’accent sur l’intensité et la densité au milieu. Le passage en 4-4-2, testé ces derniers jours, s’annonce parfait pour l’occasion. Plus de muscles dans l’entrejeu, une surface adverse moins menaçante : l’idée est de presser haut sans trembler, asphyxier une OL orpheline de son buteur et punir en contre. « On ne change pas de philosophie, mais on adapte », confiait Beye après l’entraînement. Son groupe, rentré gonflé par des séances intenses, cible les espaces que Sulc ne pourra plus exploiter.

Cette aubaine défensive libère Beye pour relancer ses cadres en méforme. Le coach, nommé il y a dix jours en remplacement de De Zerbi, veut un onze conquérant pour son premier Olympico. Solidité collective au menu, animation offensive affûtée : tout converge vers un pressing qui étouffera les relances lyonnaises. Lyon, en série noire après sa défaite à Strasbourg, paie cash les blessures en cascade. Paulo Fonseca, de l’autre côté, ronge son frein.

L’Olympico, test vérité pour la mue phocéenne

Dimanche soir, sous les 67 000 du Vélodrome en ébullition, Beye jouera son va-tout. Sans Sulc, Lyon perd son arme fatale, et l’OM gagne en sérénité. Les Marseillais, troisièmes au classement, visent le podium européen. Une victoire tonitruante validerait la transition en douceur. Beye, tacticien rigoureux passé par Rennes, mise sur la discipline pour transformer ce handicap lyonnais en aubaine olympienne. Les supporters retiennent leur souffle : l’heure de la revanche a sonné.