OM : loin du tumulte de Marseille, Roberto De Zerbi se refait une santé à Brescia

Après deux semaines de silence, l’ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille refait surface depuis sa ville natale. Apaisé, inspiré, et déjà courtisé, l’Italien laisse entrevoir la suite de sa carrière avec une sérénité étonnante.

Il avait quitté Marseille sans un mot, lassé par l’intensité d’un projet aussi exigeant qu’instable. Depuis, Roberto De Zerbi s’est accordé une parenthèse salutaire. Loin du tumulte du Vieux-Port, c’est à Brescia, sa ville natale, que le technicien italien recharge les batteries. Une pause nécessaire après un passage express et mouvementé à l’OM, où sa vision du jeu séduisait autant qu’elle divisait.

Le téléphone de De Zerbi, lui, n’a jamais cessé de sonner. Des clubs anglais, allemands ou espagnols l’ont approché. Tottenham, notamment, aurait tout tenté pour l’attirer dès la mi-février, avant de finalement opter pour Igor Tudor, autre ancien de la maison marseillaise. Mais le coach de 46 ans a décliné toutes les propositions. « J’avais besoin de couper, de réfléchir », aurait confié son entourage proche. Un choix assumé, dans la lignée de son tempérament : entier, réfléchi et fidèle à sa philosophie.

Un duo inattendu : De Zerbi et Guardiola réunis

Ces derniers jours, une image a ravivé la curiosité des amateurs de football : Roberto De Zerbi et Pep Guardiola côte à côte, aperçus à Brescia. Les deux hommes, liés par une admiration mutuelle, partagent depuis plusieurs années une même idée du football, faite de mouvement, de possession et d’audace. Guardiola ne s’en est jamais caché : il voit en De Zerbi l’un des héritiers les plus inspirés de son approche.

Cette rencontre en Italie, au détour d’un café, a logiquement relancé les spéculations. Simple réunion amicale ou prémices d’une collaboration future ? Pour l’instant, rien ne filtre. Mais autour de De Zerbi, certains parlent déjà d’un entraîneur « revigoré » et « plus déterminé que jamais » à retrouver un banc européen avant l’été.

L’avenir s’éclaircit

Ce qui est sûr, c’est que l’ancien coach de Sassuolo et Brighton a retrouvé le sourire. Entre deux promenades au bord du lac de Garde, De Zerbi prend le temps d’observer et d’analyser le football de son pays. Il garde un œil attentif sur la Serie A, où plusieurs clubs – dont la Fiorentina et la Lazio – surveillent sa situation.

Le technicien n’a pas encore tranché, mais son entourage confirme qu’il « veut un projet solide, où il pourra bâtir sur la durée ». Une allusion à peine voilée à son court épisode marseillais, où la pression et les attentes avaient rapidement étouffé ses ambitions.

Serein, décontracté, Roberto De Zerbi semble avoir retrouvé ce qui lui manquait le plus : le plaisir du jeu. Et si ce retour aux sources marquait, en réalité, le point de départ d’un nouveau chapitre ?