L’Olympique de Marseille est dans la tourmente : l’UEFA vient de dévoiler une perte abyssale de 105 millions d’euros pour le club phocéen. Placé dans le trio infernal des équipes les plus endettées d’Europe aux côtés de Chelsea et de l’OL, l’OM risque de voir ses ambitions sportives hypothéquées par cette bombe comptable.
Cette révélation tombe au pire moment, alors que l’OM se prépare à un Olympico crucial dimanche au Vélodrome face à l’OL. Les chiffres de l’UEFA, issus de son rapport annuel sur la santé financière des clubs continentaux, classent Marseille parmi les pires élèves du Vieux Continent. Avec une dette cumulée qui frôle les plafonds autorisés par le Fair-Play Financier, le club phocéen accumule les dettes liées à des recrutements hasardeux, des salaires exorbitants et une gestion post-McCourt chaotique. Habib Beye, fraîchement arrivé sur le banc, hérite d’un vestiaire talentueux mais d’une trésorerie exsangue, où chaque euro dépensé pèse comme un boulet.
Les obligations d’achat en suspens – comme celles concernant des prêts estivaux non finalisés – aggravent le tableau. Chelsea et l’OL, dans le même bateau, scrutent déjà des plans de redressement drastiques : cessions forcées de stars, coupes salariales et recours à des investisseurs qataris ou saoudiens. À Marseille, les supporters, habitués aux crises, craignent un scénario à l’italienne, avec un mercato estival réduit à néant. Frank McCourt, toujours actionnaire majoritaire malgré les rumeurs de vente, promet des « ajustements », mais l’UEFA observe de près, prête à imposer des sanctions.
Mercato sacrifié, Beye sous pression
Pour Beye, la donne change radicalement. Son stage à Marbella avec un staff enfin au complet visait à remotiver les troupes, mais cette nouvelle financière jette un voile sombre sur les perspectives. Reléguer Balerdi ou Pavard sur le banc ? Une décision tactique qui pourrait se transformer en mesure d’économie si des départs forcés s’imposent. L’OM, 5e en Ligue 1 avec une défense poreuse, mise sur une qualif’ européenne pour renflouer les caisses via les primes UEFA, mais rien n’est joué.
Les dirigeants phocéens tablaient sur un redressement via les droits TV et le merchandising boosté par le nouveau stade, mais 105 millions d’euros d’écart, c’est un gouffre. L’Europe somme l’OM de soumettre un plan de retour à l’équilibre d’ici juin, sous peine d’exclusion des coupes continentales. Chelsea prépare déjà une vague de départs, l’OL restructure son centre de formation : Marseille doit-il suivre ? Les prochaines heures, post-Olympico, seront décisives pour éviter l’asphyxie.

