L’Olympique de Marseille amorce un virage radical à l’arrière, après une saison noire marquée par l’élimination cruelle en Coupe de France face à Toulouse. La direction, sous pression, table sur une refonte totale de sa garde pour viser le podium et la Ligue des Champions.
La défense phocéenne craque de toute part. L’élimination mercredi au Vélodrome (2-2, 3-4 tab) contre Toulouse a mis à nu les failles : 37 ans sans titre en Coupe, une arrière-garde poreuse et des erreurs individuelles récurrentes. Avec Balerdi sur le départ vers l’Angleterre, et des rumeurs insistantes d’offre saoudienne monstre pour un autre pilier, l’OM se retrouve nu. Habib Beye, contesté, doit composer avec un groupe diminué, où les blessures et les méformes plombent les performances. Les supporters, furieux, exigent du concret : « Basta l’OM, ça suffit ! », scandent les Ultras dans un communiqué cinglant.
Renforts ciblés pour un choc générationnel
Marseille active tous les leviers pour une « grande révolution » défensive. Au menu : un latéral crack anglais de Fulham, piste chaude pour verrouiller le flanc droit avec vitesse et puissance, et un prodige serbe à 17 millions d’euros, vu comme le futur patron axial. Frank McCourt et ses recruteurs visent une arrière-garde hybride, mêlant jeunesse explosive et expérience internationale, pour contrer les attaques fluides de Ligue 1. Beye, qui prépare déjà cinq changements pour le choc à Toulouse ce soir (21h05, Ligue 1+), veut des profils taillés pour la C1. Objectif affiché : décrocher le podium, à portée avec les points encore en jeu, malgré la menace lyonnaise.
Projet ambitieux mais risqué, cette mue défensive pourrait sauver la saison ou plonger l’OM dans le chaos. Reste à voir si les chèques suivront les promesses, dans un mercato où la concurrence européenne s’annonce féroce. Les Phocéens retiennent leur souffle.

