Après le nul frustrant de l’Olympique de Marseille face au Paris FC ce samedi (2-2), Roberto De Zerbi est apparu marqué, mais déterminé.
Le technicien italien, qui a vu son équipe laisser filer la victoire dans les derniers instants, n’a pas cherché à masquer sa déception tout en appelant à un sursaut collectif.
« Je le vis mal, très mal, a-t-il reconnu. Pendant soixante-quinze minutes, on a dominé, puis la lumière s’est éteinte. Dans les dix dernières minutes, on a perdu le ballon trop facilement, on a glissé, on a cessé de jouer avec faim. Pour gagner, il faut cette rage, cette envie jusqu’au bout. »
L’entraîneur marseillais sait pourtant qu’il n’y a pas de temps à perdre : dès mardi, l’OM affrontera Rennes en huitièmes de finale de Coupe de France. « On peut battre n’importe qui, mais ce qu’on fait aujourd’hui ne suffit pas, a-t-il prévenu. Le match pourrait être ce soir ou dans un an, cela ne changerait rien : on doit faire davantage. »
Interrogé sur les erreurs de son gardien Gerónimo Rulli, De Zerbi a tenu à calmer le jeu. « Rulli a 32 ans. Deux erreurs ne signifient pas un manque de confiance. S’il doutait pour ça, ce serait inquiétant, mais je ne crois pas que ce soit le cas. »
Personnellement touché par la situation, l’Italien refuse pourtant de baisser les bras. « Ne vous inquiétez pas pour moi. Je prends mes responsabilités, mais je suis toujours prêt à partir à la guerre. J’ai commencé tout en bas, je viens de la merde, je suis habitué à me battre. Cela m’énerve, car je sais qu’on peut faire beaucoup mieux. »
Enfin, De Zerbi a tenu à saluer les supporters, nombreux et bruyants à Charléty. « J’ai entendu tout le stade chanter après notre premier but, ici à Paris, et ça m’a donné la chair de poule. Voir tout un stade chanter pour Marseille montre que c’est le club le plus important de France. On doit tout donner pour nos supporters, on ne peut pas se permettre de leur devoir quoi que ce soit. »

