Club Bruges s’assoie sur 100 M€ et clôture son mercato

Le mercato hivernal est clôturé au Club de Bruges sans coup de théâtre. Pas de départs majeurs, pas d’arrivée clinquante non plus. Christos Tzolis reste, Joël Ordonez aussi, Raphael Onyedika pareil. Andreas Schjelderup, lui, ne viendra pas. Et à Bruges, on a beau être qualifié pour les barrages de la Ligue des champions, le climat reste paradoxal : brillant sur la scène européenne, beaucoup plus irrégulier en championnat, avec cette défaite face à l’Union qui a encore laissé des traces. On sent un club solide, mais pas totalement serein.

Sauf que le marché, lui, a quand même frappé à la porte. Zaid Romero est parti en prêt à Getafe, Kaye Furo a pris la direction de Brentford contre dix millions d’euros, et c’est à peu près tout. Pour compenser, Bruges a rapatrié Félix Lemaréchal pour 6,5 millions, un choix plus rationnel que spectaculaire, presque discret. Et puis il y a eu ce dernier dossier, celui de Schjelderup, traîné jusqu’aux dernières heures. Le joueur voulait venir, vraiment. Mais Benfica a refermé le dossier après son doublé contre le Real Madrid. Difficile d’aller discuter quand un jeune marque deux fois en Ligue des champions, même si les plans initiaux semblaient différents.

Et puis il y a ce chiffre qui circule, énorme, presque irréel : cent millions d’euros refusés pour trois joueurs. On ne sait pas exactement comment les offres se répartissent, ni ce qu’elles valaient vraiment à long terme, mais les tendances sont là. Quarante millions pour Ordonez, trente-cinq pour Tzolis, des avances sérieuses pour Onyedika. Bruges a dit non. Net. Le message est clair : jouer le titre avec cet effectif, ne pas se déforcer, quitte à frustrer certains observateurs. Et peut-être aussi ouvrir une porte à des jeunes comme Jesse Bisiwu. Pari mesuré ou audacieux ? Trop tôt pour le dire. Les chiffres impressionnent, mais le terrain, lui, aura le dernier mot.