Cinco à Paris, c’est le trou noir. L’OM s’est liquéfié face au PSG, et Roberto De Zerbi doit maintenant affronter les murmures qui montent du Vélodrome.
Dimanche au Parc des Princes, tout a basculé vite. Trop vite. Marseille encaisse cinco buts secs contre un PSG en roue libre, Dembélé en mode rouleau compresseur, Medina qui marque contre son camp, et l’addition s’alourdit sans frémir. Sauf que cette déroute fait écho à Bruges en Ligue des Champions, 0-3 dans les jambes encore fraîches, une irrégularité qui ronge l’équipe depuis des semaines. De Zerbi parle d’un manque d’ordre, de joueurs éparpillés qui zappent le plan de jeu – on sait que Paris est un mur, mais là, c’est perdre en majuscules.
Montagnes russes mortelles
Et pourtant, l’Italien serre les dents en conf’ de presse. Triste, pas découragé, il balance un « je demande pardon aux supporters » avant d’annoncer une réunion avec Longoria et Benatia pour y voir plus clair. Le hic ? Aucune explication sur ces sautes d’humeur collectives, cette équipe qui joue les montagnes russes comme jamais dans sa carrière. Les chiffres se contredisent : capable du feu un soir, cendres froides le suivant, et on ne sait pas encore si c’est tactique ou mental. Sous contrat jusqu’en 2027, le technicien de 46 ans flirte avec la corde raide, quatrième en L1, à trois points de Lyon qui guette.

