L’Olympique de Marseille dégaine en douce pour chiper un joyau du RC Lens. Robin Risser, ce gardien de 21 ans infranchissable, pourrait bien devenir le successeur de Gerónimo Rulli. Transfert express ou coup d’épée dans l’eau ?
À quelques heures de la fin du mercato hivernal, l’OM active une piste brûlante qui sent le génie tactique de Mehdi Benatia. Robin Risser, le portier alsacien de 21 ans arrivé l’été dernier à Lens pour 3 millions d’euros en provenance de Strasbourg, squatte les radars phocéens. Natif de Colmar, ce gaillard de 1,92 m a enchaîné cinq clean sheets à domicile en Ligue 1, dont un arrêt décisif hier soir contre Le Havre qui a scellé la victoire sang et or. Rulli, fidèle mais en fin de contrat en 2027, commence à fatiguer les supporters : l’OM anticipe et Benatia a déjà tâté le terrain auprès de son entourage. Pas de négociations folles pour l’instant, mais l’intérêt est réel, dopé par les performances XXL de ce « gardien du futur ».
Risser, l’invité surprise qui change la donne
Ce qui rend Risser si irrésistible, c’est son parcours discret mais fulgurant. Formé à Bennwihrhr et Colmar, il explose à Strasbourg avant de signer à Lens jusqu’en 2030. Révélation de la saison, il repousse les assauts adverses comme hier, où Lens a plié Le Havre 1-0 grâce à sa vigilance. Mais voilà, l’AC Milan le lorgne pour doubler Maignan, Lille surveille de près, et Marseille rêve de l’arracher pour verrouiller son but en crise. L’OM, englué au milieu du classement, voit en lui la pépite pour l’après-Rulli : un investissement malin à moyen terme, loin des folies qatariennes du PSG. Lens, solide leader, ne lâchera pas si facilement son atout maître, surtout avec le mercato qui claque la porte lundi.
Si l’affaire capote cet hiver – et tout porte à le croire –, Marseille garde une longueur d’avance pour l’été. Risser incarne ce profil rare : jeune, français, affûté et abordable. Mais attention, la concurrence italienne ou nordiste pourrait tout faire basculer. Pour De Zerbi, c’est le genre de dossier qui peut transformer une saison morose en épopée européenne. Risser à l’OM ? Pas demain, mais peut-être pas si loin. Les supporters retiennent leur souffle.


