OM : Arthur Vermeeren, la revanche attendue après le départ de Roberto De Zerbi

Le départ de Roberto De Zerbi pourrait bien rebattre les cartes à l’Olympique de Marseille. Relégué sur le banc depuis plusieurs semaines, Arthur Vermeeren espère profiter de ce changement d’ère pour redevenir un acteur majeur du milieu de terrain marseillais.

Arrivé l’été dernier avec une solide réputation forgée en Belgique puis confirmée au RB Leipzig, Arthur Vermeeren n’a pas connu le destin qu’on lui promettait sur la Canebière. En 17 apparitions toutes compétitions confondues, dont seulement sept titularisations en Ligue 1, le jeune milieu de 21 ans n’a jamais réellement trouvé sa place sous la direction de Roberto De Zerbi. Pourtant, ses débuts avaient séduit. En Ligue des Champions notamment, l’ancien joueur de l’Atlético de Madrid avait été l’un des rares Marseillais à tirer son épingle du jeu face à l’Ajax Amsterdam, Newcastle ou encore l’Union Saint-Gilloise. Vision du jeu, calme sous pression, qualité de passe : tout y était pour en faire une pièce centrale du projet phocéen.

Mais la réalité de la gestion de De Zerbi a vite refroidi ses ambitions. Le technicien italien, adepte d’un jeu à fortes exigences tactiques, ne l’a jamais totalement intégré dans ses plans. À plusieurs reprises, il a publiquement questionné la forme physique et mentale du joueur. « Je ne l’ai pas vu jouer bien, physiquement ou mentalement », avait-il déclaré, tout en promettant une évaluation « semaine après semaine ». Résultat : Vermeeren a glissé au second plan, au point d’envisager un départ lors du dernier mercato hivernal.

Depuis la remise des clés de l’équipe à Pancho Abardonado, le milieu belge aperçoit enfin une brèche. L’intérim du technicien marseillais coïncide avec la volonté de redonner confiance à un groupe éreinté mentalement. « Le groupe a été meurtri après le match de Paris. On a essayé d’apporter du positif toute la semaine, en faisant des choses simples », confiait Abardonado avant la réception de Strasbourg. Une approche plus libérée, moins structurelle que celle de De Zerbi, qui pourrait profiter à des joueurs en manque de temps de jeu comme Bilal Nadir, Pierre-Emerick Aubameyang… ou Arthur Vermeeren.

Sportivement, plusieurs signaux jouent en sa faveur. Pierre-Emile Højbjerg, régulièrement critiqué pour son manque d’impact dans l’entrejeu, n’est plus intouchable. Ethan Nwaneri, révélé par De Zerbi, pourrait lui aussi pâtir du départ de son mentor. Dans ce contexte, Vermeeren, auteur de deux passes décisives cette saison, a une réelle carte à jouer. Son profil plus posé, sa capacité à organiser le jeu court et son volume de course pourraient correspondre à la recherche d’équilibre prônée par le staff intérimaire.

Le match de ce samedi contre Strasbourg pourrait ainsi marquer un tournant symbolique. Si son nom figure à nouveau dans le onze de départ, Vermeeren incarnera alors plus qu’un simple retour : celui d’un joueur que Marseille attendait sans vraiment le laisser éclore. Libéré du carcan tactique imposé jusque-là, le jeune Belge a désormais une chance de prouver que sa place n’est pas sur le banc, mais bien au cœur du projet marseillais.