Le gardien slovaque de l’Olympique Lyonnais Dominiquez Greif a annoncé qu’il ne rejoindrait pas sa sélection nationale. Toutefois, le flou règne en ce qui concerne les raisons de sa non-venue.
Convoqué avec la sélection de Slovaquie en vue de disputer les matchs de qualification pour la Coupe du monde 2026 contre l’Irlande du Nord et le Luxembourg, les 10 et 13 octobre, le gardien de Lyon Dominik Greif a refusé de se rendre au rassemblement de son équipe nationale à cause d’un désaccord avec la Fédération sur le trajet employé pour rejoindre le camp de base. Le portier de 28 ans a tenté d’expliquer les raisons de sa non-venue dans une vidéo.
« Ce n’est pas que je refuse de représenter la sélection. Absolument pas. La raison est banale et absurde. Nous n’avons pas réussi à organiser mon voyage de manière à ce qu’il soit acceptable pour les deux parties. Je ne comprends pas cette situation. Ce qui m’a le plus frappé, c’est que lorsque j’ai rejeté les options d’arrivée, la première étant irréaliste pour moi et la seconde parce que je ne voulais pas me lever après le match à 3h30 du matin, la communication à mon égard est devenue très agressive. On m’a dit que si j’étais en retard, j’en serais tenu responsable. J’étais abasourdi, car je ne comprenais pas de quelle responsabilité il s’agissait, ni quelle faute j’avais potentiellement commise », a déclaré Greif dans un premier temps, avant de poursuivre.
« S’ils vous achètent un billet d’avion et que la veille du match de championnat, ils vous écrivent à votre hôtel pour vous dire que vous serez responsable… Ce n’est pas une communication digne d’une équipe nationale. Du moins, pas à mon avis. J’avais réservé un vol pour Budapest, prévu pour 12h50. Je comptais être à Senec à 15h30, 16h au plus tard. Je ne comprends pas pourquoi j’ai été empêché de prendre ce vol, alors que ces règles, que j’aurais enfreintes si je n’arrivais pas à l’heure, sont en vigueur depuis trois ans. Ce n’était pas envisageable pour moi, car en tant que joueur à domicile dans mon stade, j’ai des responsabilités différentes de celles d’un joueur à l’extérieur qui prend une douche et part. » affirme-t-il, faisant directement référence à son compatriote, le milieu de terrain de Toulouse Mario Sauer, qu’il a affronté dimanche au Groupama Stadium.
Il faut espérer pour Dominik Greif que ces désaccords n’auront aucune conséquence sur la suite de sa carrière internationale.

