Avant le barrage retour de Ligue Europa, Bruno Genesio et Olivier Giroud ont lâché des mots forts en conf’ de presse. Battus 0-1 à l’aller, les Dogues préparent le Marakana avec une urgence tactique et mentale, malgré sept absents.
Bruno Genesio n’a pas mâché ses mots mercredi soir. Après une première manche décevante face à l’Étoile Rouge, l’entraîneur lillois a sonné la mobilisation générale. « Si on ne modifie pas notre approche, c’est qu’on ne fait pas le travail », a-t-il asséné, pointant du doigt les lacunes tactiques et physiques du match aller. Surclassés dans les duels et incapables de récupérer haut, les Nordistes doivent hausser d’un cran leur intensité. « Il faut gagner chaque ballon comme si c’était le dernier, et imposer notre rythme européen », insiste le technicien, qui sait que les huitièmes ne se joueront pas sans un sursaut collectif.
Giroud, le taulier en mode conquête
Olivier Giroud, attendu en fer de lance ce jeudi 18h45 à Belgrade, complète le discours avec sa gouaille habituelle. « Il faut se lâcher, mais jouer avec la tête », résume l’attaquant tricolore, qui a disséqué la prestation ratée à Pierre-Mauroy. Les Dogues ont bossé l’adversaire en vidéo, identifiant les axes à corriger : plus de verticalité, de relâchement et de foi. « C’est le match déclic dont on a besoin pour lancer la machine européenne », promet-il, galvanisé par l’enjeu. Malgré les blessures cumulées – sept cadres sur le flanc –, Lille mise sur sa profondeur d’effectif pour défier un Marakana en ébullition.
Genesio mise aussi sur l’expérience de son groupe pour apprivoiser l’ambiance infernale serbe. « On connaît les défis de ces soirs-là, mais c’est maintenant qu’on mesure notre caractère », glisse-t-il. Giroud renchérit : « Enthousiasme et intelligence, voilà nos armes. » Le message est clair : pas de plan B, que de l’audace pour renverser la vapeur.
Un tournant pour la saison lilloise
Ce choc au finish (0-1 à l’aller) s’annonce comme le vrai test de la campagne européenne du LOSC. Qualifiés pour les huitièmes, les Dogues enverraient un signal fort en Ligue 1, où ils restent dans le coup pour une place européenne. Genesio, sous pression après un hiver compliqué, a besoin de ce hold-up pour conforter son autorité. Giroud, lui, veut briller dans ce qui pourrait être son dernier tour de piste continental avec Lille. À 10h26 ce jeudi, l’attente est à son comble : Belgrade ou l’épilogue prématuré d’un rêve européen ?

