Giroud sonne la révolte : Lille joue sa survie européenne à Belgrade

Ce jeudi soir (18h45), le LOSC s’avance sur la pelouse brûlante de l’Étoile Rouge de Belgrade avec l’espoir de renverser une situation mal engagée. Battus 1-0 à l’aller, les Dogues devront montrer du caractère dans un environnement hostile. En veille de match, Olivier Giroud, lucide et combatif, a livré un message entre sagesse et motivation.

À 39 ans, l’attaquant français n’a rien perdu de sa voix ni de son influence. S’il n’est plus le plus rapide ni le plus explosif, Giroud reste ce guide capable de transmettre la sérénité des grandes soirées européennes. En conférence de presse, il a rappelé ce que tout le monde savait sans toujours l’assumer : la clé du match sera dans la tête.
« Il faut se lâcher, jouer notre football et croire en nos chances », a-t-il glissé avec la confiance tranquille de ceux qui ont déjà vécu mille batailles. Face à une équipe serbe réputée pour son intensité et son ambiance électrique, le capitaine d’expérience invite ses jeunes partenaires à chasser la crispation du match aller, perdu sur la plus petite des marges.

Le message est simple, presque intemporel : oser. « On doit jouer avec enthousiasme et relâchement », insiste Giroud. Car à Belgrade, le piège est double : celui du score, mais aussi celui de l’atmosphère. Le stade Rajko Mitic, que l’on surnomme « le Marakana », promet une ambiance volcanique. Et c’est justement dans cette fournaise que Lille devra apprendre à respirer.

Giroud, la voix de l’expérience

Au sein du groupe nordiste, l’ancien champion du monde fait figure de repère. Depuis son arrivée, il a apporté cette culture du vestiaire – celle où chaque mot compte plus qu’un sprint. Sa saison en Ligue Europa (9 matchs, 3 buts) en dit long sur son importance, bien au-delà des statistiques. Il parle avant d’agir, mais agit toujours après avoir parlé.
Autour de lui, Fonseca a construit un collectif jeune, talentueux mais encore friable dans les moments de bascule. Ce déplacement en Serbie s’apparente à un test de maturité : savoir dompter l’environnement, imposer son rythme, assumer ses ambitions. Si le LOSC parvient à le faire, alors le retour à Villeneuve-d’Ascq pourrait avoir un tout autre parfum.

Un exploit à portée de cœur

Le mot « exploit » n’effraie pas Giroud. Il l’accueille même avec un sourire. « On a bien travaillé, on est déterminés », souffle-t-il. Ce n’est pas de la fanfaronnade, mais la conviction d’un joueur pour qui les scénarios renversés ne sont jamais impossibles.
Le LOSC aura besoin de cette foi tranquille, de ce mélange d’audace et d’ordre. De cette capacité à jouer sans retenue tout en gardant les idées claires. Si Lille parvient à conjuguer émotion et lucidité, alors ce déplacement pourrait devenir bien plus qu’un simple huitième de finale retour : un match fondateur, celui d’un collectif qui apprend à ne plus trembler.