Un ailier algérien qui affole la Ligue 2, un milieu marocain libre de tout contrat. Le Stade Rennais a ciblé ses priorités pour l’été 2026 avec une précision chirurgicale. Sous Franck Haise, le mercato breton s’annonce ambitieux — et malin.
Le Stade Rennais ne fait pas les choses à moitié. Après un hiver musclé à 90 millions d’euros d’investissements, le club breton aborde l’été 2026 avec un budget assaini, une stratégie claire et deux noms qui reviennent avec insistance dans les couloirs du Roazhon Park : Ilan Kebbal et Bilal Nadir. Deux profils, deux histoires, une même ambition — intégrer le top 4 de Ligue 1 de façon durable.
Kebbal, l’ailier qui fait saliver la Ligue 1
À 27 ans, Ilan Kebbal n’a plus rien à prouver en deuxième division. Sous les couleurs du Paris FC cette saison, l’international algérien né à Marseille compile 8 buts et 4 passes décisives en 23 journées — des chiffres qui ont logiquement attiré les regards bien au-delà des stades de Ligue 2. Ailier droit ou milieu offensif selon les besoins, il incarne exactement le profil polyvalent et percutant que Franck Haise recherche pour remodeler son secteur offensif.
L’intérêt rennais n’est pas nouveau. Soufflé dès 2025 par Habib Beye, alors en poste à Rennes, le dossier s’est accéléré ce printemps, dopé par ses performances lors de la CAN. Les scouts bretons ont fait le déplacement, une offre estivale entre 10 et 12 millions d’euros est envisagée — prix fixé par le Paris FC, dont le contrat de Kebbal court jusqu’en 2028.
Problème : Rennes n’est pas seul. Villarreal aurait formulé une proposition offensive, et l’OM rode en coulisses, d’autant que Ludovic Blas — cible parallèle — semble ouvert à un départ vers Marseille. La concurrence est réelle, mais Rennes se positionne en pole, fort d’un projet sportif lisible et d’une capacité financière rassurante pour le joueur comme pour son club.
Nadir, le coup gratuit qui fait rêver Haise
Si le dossier Kebbal nécessite un investissement, celui de Bilal Nadir s’apparente à une opportunité rare : zéro euro à la signature. Le milieu offensif de l’OM, 22 ans, formé à Nice avant de rejoindre la Canebière en 2021, arrivera libre en juin prochain après que les dirigeants marseillais ont renoncé à prolonger son contrat.
En 27 matchs cette saison, Nadir n’a jamais vraiment réussi à s’imposer comme titulaire indiscutable à l’OM — mais sa vision du jeu, sa technique et son activité au pressing correspondent trait pour trait à l’ADN tactique de Franck Haise. Africa Foot, source bien connectée sur le football africain et les binationaux évoluant en France, confirmait le 19 avril un intérêt « concret » et une piste « prioritaire » pour Rennes. Les discussions informelles seraient déjà ouvertes.
Le jeune international marocain devrait trancher son avenir dans les prochaines semaines. Nice, son club formateur, espère un retour aux sources. Strasbourg est également sur les rangs. Mais Rennes, avec la promesse d’un temps de jeu régulier et d’un projet européen en construction, dispose d’arguments solides — et d’une longueur d’avance.
Un mercato structuré, pas de folie
Derrière ces deux cibles, la méthode Haise transparaît clairement : des profils identifiés longtemps à l’avance, un équilibre économique maîtrisé et une philosophie de jeu qui guide chaque décision. Les ventes de Kader Meïté à Al-Hilal (30 M€) et de Warmed Omari vers Hambourg ont renfloué les caisses, dégageant un budget net positif supérieur à 50 millions d’euros pour le prochain mercato.
Kebbal pour dynamiter les défenses adverses, Nadir pour orchestrer le jeu en profondeur — Rennes construit méthodiquement. Et si les deux coups se concrétisent, Franck Haise aura peut-être trouvé les pièces manquantes pour franchir un cap.

