Dans une récente interview, le président des Grenats s’est montré particulièrement favorable au modèle de multipropriété.
Le FC Metz pourrait-il suivre l’exemple du RC Strasbourg en devenant le club satellite d’une grande écurie européenne ? Interrogé par RMC, le président messin Bernard Serin n’écarte pas cette possibilité. Admiratif du modèle alsacien depuis le rachat du RCSA par le consortium de Chelsea, il souligne les bénéfices sportifs et structurels d’un tel partenariat. « Pourquoi pas ? Je pense que ce qu’a fait Strasbourg et en particulier Marc Keller… Je lui ai déjà dit bravo pour ce qu’il a fait, parce que Chelsea a une stratégie. Le club anglais recrute les meilleurs jeunes de moins de 21 ou 22 ans en Europe et les place à Strasbourg, finalement cela donne une équipe très compétitive dans le championnat français et permet de jouer une coupe d’Europe », analyse-t-il. Selon lui, ce système profite à toutes les parties : « Si les joueurs sont excellents ils vont à Chelsea, s’ils le sont moins ils sont revendus à d’autres clubs. (…) C’est quelque chose de très bien. »
« Ça marche avec deux clubs, pas 10 ou 15 »
Mais Bernard Serin nuance aussitôt son ouverture. S’il voit des avantages dans une multipropriété limitée, il met en garde contre les dérives des modèles tentaculaires. « La multipropriété quand c’est deux clubs, à savoir ici Chelsea et Strasbourg, ça m’a l’air de marcher. Par contre quand il y a 10 ou 15 clubs, ça devient plus problématique », explique-t-il, citant l’exemple du City Group. « Je le vois par exemple avec Troyes, qui se comporte bien cette année en Ligue 2, mais il fait partie de Manchester City tout comme des clubs en Australie, en Amérique du Nord, du Sud… et ça devient quelque chose d’assez compliqué à gérer, on ne voit pas vraiment la philosophie ». Une manière de rappeler que si Metz est prêt à envisager un partenariat stratégique, ce ne sera pas à n’importe quel prix ni dans n’importe quelle configuration.
Ainsi, le président messin se dit ouvert à une collaboration structurée et ciblée, mais refuse l’idée de diluer l’identité du club dans un réseau tentaculaire. Les prochaines années diront si Metz choisit, à son tour, de s’ancrer dans une stratégie de multipropriété mesurée, ou s’il préfère poursuivre sa route en totale indépendance.
🗣️ "J'ai dit à Marc Keller : 'Bravo pour ce que tu as fait'."
— After Foot RMC (@AfterRMC) November 14, 2025
Invité de l'After FC, le président du @FCMetz Bernard Serin s'est exprimé sur la multipropriété
📺https://t.co/pzlR1u88DC pic.twitter.com/umU4OTjBIC

