Dans le viseur des bookmakers et des observateurs, le FC Nantes flirte dangereusement avec la Ligue 2.
Actuellement 17e de Ligue 1 après une défaite tardive à Lille, les Canaris risquent gros en cas de descente en fin de saison 2025-2026 : une saignée financière massive, des départs en cascade et une vente accélérée du club, Waldemar Kita sous pression maximale.
Les chiffres froids de la crise nantaise font frémir. Avec seulement 14 points en 22 journées, le FCN traîne une série noire – quatre défaites sur cinq – et un point de retard sur Auxerre, barragiste. Une relégation plongerait le budget dans le gouffre : adieu les 50 millions d’euros annuels en droits TV et sponsoring L1, place à un maigre 15-20 M€ en D2. La masse salariale, déjà hypertrophiée, exploserait sous le poids des clauses libératoires automatiques pour une quinzaine de joueurs. Un gouffre estimé à 40-50 millions qui pourrait asphyxier le club historique des bords de Loire.
Kita vendra-t-il les Canaris aux enchères ?
Le président finlandais, contesté depuis des années pour ses 21 entraîneurs limogés et ses 100 millions injectés sans retour, n’aurait d’autre choix que de céder les rênes. La vente, négociée depuis 2024, verrait son prix s’effondrer en Ligue 2, attirant des vautours opportunistes. Ahmed Kantari, intérimaire sous tension, serait le 22e coach sur le carreau, son sort lié au maintien. Au centre de formation, l’incertitude plane : prolongations récentes de Stéphane Ziani et consorts pourraient être remises en cause dans le chaos.
Côté vestiaire, l’hémorragie s’annonce biblique. Moussa Sissoko, Andy Delort dont l’option d’achat ne serait pas levée, Francis Coquelin de retour mais tenté ailleurs, et des recrues hivernales comme Ngoumou fuiraient via clauses ou fins de contrat. Kita envisagerait une liquidation massive de l’effectif pour éponger les dettes, ne gardant que quelques pépites comme Abline ou Kadewere pour un mercato low-cost en L2. La Beaujoire, fière forteresse, risque de devenir un purgatoire : remontée immédiate improbable sans miracle financier ou repreneur providentiel.
Reste une lueur : le stage au vert à Arzon, talisman passé sous Kombouaré, avant le derby contre Angers samedi. Mais face à un effectif démotivé et un calendrier infernal, le FCN joue sa survie. Relégation égale fin de cycle – ou renaissance forcée ? Les supporters, las des promesses, guettent l’après-Kita comme un espoir lointain. À Nantes, l’enfer est pavé de clauses libératoires.

