Alors qu’Orlando City rêve de le faire venir avant la fin du mois, Antoine Griezmann vit peut-être ses dernières semaines sous le maillot de l’Atlético Madrid. Le champion du monde français, légende vivante du club, hésite entre un départ immédiat vers la MLS et un ultime baroud d’honneur en Coupe du Roi.
L’histoire pourrait s’écrire comme un adieu parfait. À 34 ans, Griezmann a encore ce feu sacré qui fait vibrer le Metropolitano. La victoire face au Barça, même dans la douleur après la défaite au retour, a offert à l’Atlético une place en finale de Coupe du Roi le 18 avril. Un rendez-vous symbolique : la possibilité de décrocher un dernier trophée et, peut-être, de boucler la boucle face à l’Athletic Club ou à la Real Sociedad, le club où tout a commencé pour lui.
Un rêve américain qui ne s’éteint pas
De l’autre côté de l’Atlantique, Orlando City l’attend déjà. Le club floridien pousse fort pour l’attirer avant la fermeture du mercato en MLS, fixée au 26 mars. Selon plusieurs sources, les négociations sont « quasiment bouclées ». Il ne manquerait plus que la décision du principal intéressé, encore en pleine réflexion. Car si les États-Unis le tentent depuis longtemps, Griezmann n’a jamais voulu tourner le dos à l’Atlético sans un au revoir digne de ce nom.
Diego Simeone, son mentor, partage ce sentiment. Après la qualification face aux Catalans, « El Cholo » n’a pas caché son émotion ni son espoir de voir son attaquant vedette prolonger un peu l’aventure.
« J’espère qu’il pourra jouer la finale, a confié le coach argentin. Il le mérite. Griezmann, c’est du talent pur, de la qualité pure. Je l’aime. » Des mots lourds de sens, à l’image du lien particulier qui unit les deux hommes depuis plus d’une décennie.
Dans le vestiaire, respect et affection
À Madrid, le vestiaire vit cette incertitude avec pudeur. Personne ne force le sujet, personne ne juge. Chacun comprend les raisons d’un homme qui a tout donné au club et rêve d’un nouveau défi. Marcos Llorente l’a résumé simplement en zone mixte : « C’est une décision très personnelle. Qu’il parte ou non, nous le soutiendrons. Griezmann est un ami, un coéquipier exemplaire. »
Ce soutien dit tout de l’aura du Français. Son départ, s’il devait intervenir avant la finale, serait compris, mais sans doute vécu comme une petite déchirure. L’Atlético perdrait bien plus qu’un joueur : un symbole de fidélité, un visage du renouveau madrilène, celui qui a incarné l’âme du club quand tout semblait vaciller.
Reste à savoir si Griezmann choisira de boucler la boucle sous les applaudissements du Metropolitano ou de s’envoler déjà vers le soleil de Floride. Dans les deux cas, son empreinte sur le club, elle, ne s’effacera jamais.

