Alors que Laurent Abergel célébrait la victoire de Lorient face à Angers (2-0) le 15 février, son domicile de Ploemeur était cambriolé. Un fait divers loin d’être isolé en Ligue 1, où les joueurs sont de plus en plus visés pendant les matchs.
Dimanche 15 février, pendant que le capitaine du FC Lorient levait le poing après le succès contre Angers, trois individus s’introduisaient à son domicile à Ploemeur. Leur véhicule accidenté a été repéré peu après, confirmant un cambriolage commis durant la rencontre. Une enquête en flagrance a été ouverte par la gendarmerie. Si la famille du joueur est saine et sauve et que le préjudice exact reste inconnu, le mode opératoire rappelle un scénario désormais bien rodé : domicile vide, horaires publics, exposition médiatique maximale. Ces dernières saisons, plusieurs clubs de Ligue 1 ont été touchés, notamment l’Olympique Lyonnais ou encore le Paris Saint-Germain, preuve d’un phénomène qui dépasse le simple fait divers.
Une menace récurrente qui inquiète les clubs
Selon plusieurs enquêtes récentes, des filières organisées ciblent spécifiquement les joueurs professionnels, utilisant réseaux sociaux et technologies pour neutraliser les systèmes d’alarme et s’emparer d’objets de luxe, montres ou liquidités. À 33 ans, Abergel n’est pas seulement un joueur expérimenté : il est un leader de vestiaire, et l’impact psychologique peut être majeur. Les clubs renforcent progressivement la sécurité les jours de match et appellent à plus de discrétion en ligne, mais la répétition de ces affaires relance le débat : faut-il généraliser la protection privée pour les joueurs ? Alors que Lorient prépare son déplacement à Nice, une question demeure : comment protéger efficacement les footballeurs français face à une menace devenue structurelle ?

