Bastoni regrette la polémique du carton rouge : « Ma femme et ma fille ont été victimes de menaces de mort »

La rencontre entre l’Inter et la Juventus, conclue sur un spectaculaire 3-2, a laissé un goût amer malgré le succès des Nerazzurri.

Plus que le résultat, c’est une décision arbitrale qui a monopolisé l’attention : l’expulsion de Pierre Kalulu. Le défenseur turinois a écopé d’un second carton jaune après une action impliquant Alessandro Bastoni, tombé au sol alors qu’un contact paraissait imminent. Les ralentis ont toutefois semé le doute, déclenchant une vague de réactions et ravivant les critiques autour de l’arbitrage en Serie A.

L’attitude de Bastoni après la sanction a alimenté davantage la controverse. Sa célébration jugée provocatrice a été largement commentée, certains estimant qu’elle manquait d’élégance dans un contexte déjà tendu. Quelques jours plus tard, le défenseur italien est sorti du silence en conférence de presse, accompagné de Cristian Chivu, à la veille du duel européen face à Bodo/Glimt. Il a admis que sa réaction n’était pas appropriée, tout en expliquant avoir sincèrement ressenti un contact sur l’action, estimant néanmoins que l’ampleur prise par l’affaire dépassait largement l’incident initial.

Au-delà du débat sportif, la situation a pris une tournure plus inquiétante. Bastoni a confié que lui et ses proches avaient été la cible de messages menaçants, notamment sa femme et sa fille. « Je suis capable de gérer la situation, je suis plus désolé pour ma femme et ma fille qui ont été victimes de menaces de mort. Je suis également désolé pour l’arbitre, La Penna, et pour tous ceux qui sont moins habitués à être exposés de cette manière. » S’il affirme pouvoir encaisser la pression médiatique, il regrette que son entourage en subisse les conséquences. Désormais, l’Inter entend se recentrer sur ses objectifs, avec un barrage européen à négocier en Norvège avant le retour en Italie, tandis que le club conserve une avance confortable sur l’AC Milan en championnat.