Exclu Sport.fr : Rodrygo au Barça, c’était presque fait… en 2019 !

Et si l’un des Clásicos les plus électrisants de ces dernières années avait eu une tout autre couleur ?

Rodrygo Goes, aujourd’hui pilier offensif du Real Madrid, a bien failli porter le maillot blaugrana. Pas comme rumeur de couloir, pas comme piste avortée en quelques coups de fil — mais comme accord quasi finalisé, contrat sur la table, avant que Madrid ne frappe à la dernière seconde.

Santos, le Barça… et la surprise du chef

Nous sommes en 2019. Rodrygo n’a que 18 ans, mais son profil d’ailier-buteur technique et tranchant affole déjà les recruteurs européens. Le FC Barcelone est le premier à passer à l’offensive, engageant des négociations avancées avec Santos pour un montant estimé entre 30 et 35 millions d’euros. Un accord de principe est trouvé. Les conditions salariales sont discutées. Tout semble réglé.

C’est alors que le Real Madrid entre en scène, au dernier moment, avec une offre de 45 millions d’euros — l’une des plus élevées jamais proposées pour un joueur de 18 ans à l’époque. Santos bascule. Et le destin de Rodrygo avec lui.

« J’avais deux maillots, j’ai dû choisir »

Le principal intéressé a lui-même raconté cette séquence dans une interview exclusive accordée à GOAL, avec une franchise désarmante : son père l’informe de l’irruption du Real Madrid alors qu’il tenait déjà, symboliquement, un maillot du Barça et un maillot merengue. « C’était une surprise pour moi, je n’attendais pas que Madrid vienne. Une frayeur, puis l’un des moments les plus heureux de ma vie », confie-t-il.

Son agent, Nick Acruri, a depuis confirmé que le Real Madrid avait bouclé son accord avec Santos avant que Barcelone ne finalise officiellement la signature — un timing chirurgical qui a tout fait basculer.

En 2025-2026, Rodrygo a encore précisé le tableau dans AS : « Tout était essentiellement finalisé avec le Barça. J’avais accepté les conditions. Mais mon père m’a dit que Madrid avait appelé, et j’ai dû choisir. » Un aveu rare, qui illustre à quel point l’histoire aurait pu prendre une direction radicalement différente.

120 millions d’euros : le prix de l’intouchable

Depuis, le Real Madrid a très vite signifié au marché la valeur qu’il accordait à son ailier brésilien, en inscrivant dès le début de son contrat une clause libératoire fixée à 120 millions d’euros. Un chiffre qui ne doit rien au hasard : en 2025, lorsque Liverpool aurait approché le dossier avec une offre avoisinant les 100 millions de livres sterling, les Merengues ont opposé un refus catégorique. Rodrygo n’est pas à vendre. Pas à ce prix-là. Pas à n’importe quel prix.

Le Clásico qui n’a pas eu lieu

En France, cette histoire reste largement sous-traitée. Pourtant, elle dit quelque chose d’essentiel sur la mécanique des grands transferts : un coup de téléphone passé au bon moment, une surenchère décisive, et c’est toute une rivalité sportive qui se reconfigure. Rodrygo, buteur de Clásicos sous le maillot blanc, aurait peut-être été celui qui les faisait basculer de l’autre côté.

Le football tient parfois à très peu de chose. Et souvent, à l’heure d’un appel téléphonique.