L’Italie (groupe E) était la cible de nombreux clichés avant l’Euro 2016 mais elle les a balayés avec sa victoire contre la Belgique (2-0) lundi soir à Lyon. Retour sur une prestation de haut niveau.

C’est la première surprise de cet Euro 2016, l’Italie s’est imposée contre la Belgique (2-0). Une sélection belge citée comme favorite de son groupe et possible vainqueur de l’épreuve. A l’inverse, la Squadra Azzura était annoncée comme affaiblie mais elle a su contredire les critiques lundi soir.
Une équipe solidaire
L’une des premières critiques sur cette sélection italienne était qu’elle manquait de grandes stars, surtout après les blessures de ces milieux de terrain titulaires Marco Verratti et Claudio Marchisio. Mais l’Italie a démontré qu’il ne fallait pas que des individualités, à l’inverse des Diables Rouges, car la star c’est l’équipe. On sentait que chaque joueur était prêt à se sacrifier pour l’équipe et que la solidarité entre eux était leur force, à l’image de cette communion entre les joueurs et les remplaçants après le deuxième but.
Une équipe agréable à voir jouer
Le système de jeu de l’Italie, un 3-5-2, était connu de tous. Une formation qui s’appuie sur la défense de la Juventus Turin (Bonucci-Barzagli-Chiellini) et sur des latéraux sachant défendre et attaquer. On imaginait donc que la Squadra Azzurra passerait une grande partie du match à défendre face aux attaquants belges et qu’elle chercherait à se procurer des occasions en évoluant en contre. Or, elle a souvent conservé la balle et a proposé des phases de jeu construites avec des combinaisons en une touche de balle. Annoncée comme limitée techniquement, l’Italie a montré, au contraire, qu’elle avait de la qualité et des capacités.
L’âge avancé de la Nazionale est aussi souvent mis en avant. Mais on a vu lundi soir que cette expérience de la sélection italienne avait pris le pas sur la jeunesse belge. Comme en témoigne ces fautes dites intelligentes au milieu du terrain commises par les Italiens en fin de match.
Sébastien Crouzol

