Arbeloa a réagi à ses débuts chaotiques sur le banc des Merengues : une première qui en dit long sur la crise madrilène…
Le Real Madrid traverse l’une des périodes les plus troublées de son histoire récente. Mercredi soir, les Merengues ont été éliminés dès les huitièmes de finale de la Coupe du Roi par Albacete (3-2), 17e de deuxième division espagnole, pour la grande première d’Alvaro Arbeloa sur le banc de touche. Une humiliation sportive qui vient s’ajouter à la défaite concédée quelques jours plus tôt en finale de la Supercoupe d’Espagne face au FC Barcelone (2-3) et au limogeage précipité de Xabi Alonso. En l’espace de quatre jours, le Real a perdu deux titres et changé d’entraîneur, illustrant une instabilité devenue chronique.
Promu depuis la Castilla pour assurer l’intérim, Arbeloa avait choisi de frapper fort en procédant à une large rotation, laissant au repos la majorité de ses cadres (Mbappé, Bellingham, Courtois, Tchouaméni, Rüdiger ou encore Alexander-Arnold). Un choix assumé, mais sévèrement sanctionné. Malgré une domination territoriale et une égalisation arrachée à la 91e minute, la Casa Blanca a sombré mentalement, encaissant le but de l’élimination dans les ultimes secondes du temps additionnel. Un scénario cruel qui a cristallisé toutes les critiques autour du manque de leadership, de concentration et de maturité d’un groupe pourtant riche en talents.
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— Actu Foot (@ActuFoot_) January 14, 2026
Première CATASTROPHIQUE pour Arbeloa sur le banc des Madrilènes….
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« Je n’ai pas peur de l’échec »
En conférence de presse, Arbeloa a adopté un ton rare à Madrid, mêlant lucidité et humilité. « Dans ce club, même un match nul est une tragédie. Imaginez une défaite comme celle-ci face à une équipe de division inférieure », a-t-il reconnu, avant d’endosser l’entière responsabilité du fiasco. « C’est moi qui ai pris les décisions sur la composition, le style de jeu et les changements. Je n’ai pas peur de l’échec. Il fait partie du chemin vers le succès », a insisté l’ancien latéral, soucieux de protéger ses joueurs et de défendre ses choix, notamment la titularisation de jeunes éléments issus du centre de formation.
Mais au-delà de cette élimination, c’est un malaise structurel qui refait surface. La presse madrilène s’interroge sur l’absence de figures d’autorité dans le vestiaire, capables de guider les plus jeunes dans les moments clés. « La vie continue comme avant… ou pire », résumait cruellement AS, tandis que Marca évoquait un Real Madrid « en chute libre ». L’ancien attaquant Pedja Mijatovic a lui aussi pointé du doigt un manque criant de leaders, regrettant l’absence de profils à la Kroos, Modric ou Ramos, autrefois garants de l’identité et de la compétitivité du club.
Désormais, Arbeloa n’a que peu de temps pour imposer sa patte et apaiser un environnement sous tension extrême. Les Merengues recevront Levante en championnat dans trois jours, avec l’obligation immédiate de réagir pour éviter que cette élimination ne laisse des traces durables. Dans un Real Madrid où l’exigence est permanente et l’erreur rarement pardonnée, cette première désillusion pourrait déjà conditionner l’avenir d’un entraîneur plongé, malgré lui, au cœur de la tempête.
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