La demande d’électricité était inférieure à la normale pendant la demi-finale de Coupe du monde France-Belgique. C’est l’un des effets inattendus de la ferveur populaire provoquée par la Coupe du monde : le football fait baisser la consommation d’électricité en France. RTE, l’exploitant du réseau de transport d’électricité, a constaté une chute de la demande de 1.200 mégawatts pendant la demi-finale mardi de 20h à 21h45 (RTE a mesuré l’écart par rapport à la veille à la même heure). C’est l’équivalent de la consommation de la ville de Lyon. L’explication est simple : les Français se sont massivement rassemblés pour regarder le match en famille ou entre amis ou bien ils ont suivi la demi-finale dans un bar ou sur un écran géant à l’extérieur. Résultat, beaucoup moins de téléviseurs étaient allumés par rapport à un soir ordinaire entre 20h et 22h, où l’audience télé est la plus élevée.
Autre explication avancée par RTE, 21 millions de Français sont restés devant leur écran sans bouger pendant une heure et demie, limitant les lumières allumées dans les autres pièces. Ils ont aussi avancé ou retardé la préparation du repas. Alors que les fours, plaques de cuisson et autres micro-ondes tournent à plein régime à cette heure-là d’ordinaire, ils ont été beaucoup moins utilisés mardi soir durant le match. Pendant le quart d’heure de la mi-temps, au contraire, la demande d’électricité est repartie à la hausse, de 500 mégawatts.
RTE ne s’attend pas à des variations d’aussi grande ampleur par rapport à la normale pendant la finale dimanche, parce que le match a lieu plus tôt, à 17 heures, qui n’est pas une heure de forte consommation d’électricité d’ordinaire en été.

