Il a tout gagné avec Manchester City, tout donné à l’Atlético Madrid. À 26 ans, Julian Alvarez pourrait bien vivre son troisième grand chapitre en Premier League — cette fois sous les couleurs d’Arsenal. Un transfert colossal, des négociations avancées, et un feuilleton qui s’emballe.
Quand Arsenal veut quelqu’un, Arsenal ne lâche pas. Et en ce printemps 2026, les Gunners ont un nom en tête, un seul, gravé en lettres capitales dans les tableaux tactiques de Mikel Arteta : Julian Alvarez. L’Argentin de l’Atlético Madrid, 26 ans, 45 buts en 98 matchs sous les couleurs colchoneras, est devenu la priorité absolue du leader de Premier League pour l’été prochain.
Le problème Gyökeres
Tout commence par un constat amer. Viktor Gyökeres, recruté l’été 2025 pour 75 millions d’euros en provenance du Sporting CP, n’a pas tenu ses promesses. Une dizaine de buts en championnat, un impact limité dans les moments décisifs — le Suédois n’a pas convaincu dans la course au titre ni en Ligue des Champions. Arsenal a besoin d’un numéro 9 clinique, capable de peser sur les grands rendez-vous. Et le profil d’Alvarez — polyvalent, pressing intense, sens du but aiguisé — coche toutes les cases du système Arteta.
Une offensive lancée dès janvier
Les premiers signaux remontent à janvier 2026. Arsenal formule une offre initiale autour de 120 millions d’euros — refusée. Qu’à cela ne tienne : les Gunners ne reculent pas. En février, leurs scouts sont présents lors des matchs de Ligue des Champions de l’Atlético. En mars, un tournant : Madrid bloque catégoriquement un transfert vers le Barça, fermant la porte aux rivaux espagnols et propulsant Arsenal au rang de candidat numéro un. Mi-avril, une offre concrète est transmise, évaluée entre 100 et 150 millions d’euros, avec éventuellement un échange incluant Gabriel Jesus ou Martinelli pour faire baisser la note.
L’Atlético résiste, mais écoute
Du côté du Metropolitano, on ne brade pas. Andrea Berta, le directeur sportif madrilène, n’est pas pressé de vendre un joueur sous contrat jusqu’en 2030 et au sommet de son art. Mais à 150 millions d’euros, la conversation change de nature. D’autant qu’un remplaçant potentiel est déjà dans le viseur : Ademola Lookman, l’ailier nigérian d’Atalanta, est suivi de près.
Le joueur penche vers Londres
Ce qui accélère vraiment le dossier, c’est la position d’Alvarez lui-même. L’Argentin ne cache pas son attirance pour la Premier League — un championnat qu’il connaît bien après ses années dorées à City. Face aux courtisans (PSG, Chelsea, Barça paralysé financièrement), il préférerait la stabilité et le projet ambitieux d’Arsenal. Après la victoire 5-2 de l’Atlético contre Tottenham, il déclarait sobrement ne « fermer aucune porte pour 2026-2027 ». Une formulation qui, dans le monde feutré des transferts, vaut presque une déclaration d’intention.
Le bon moment, le bon joueur ?
Arsenal est leader de Premier League. Arteta veut franchir le dernier palier, celui du titre et de la Ligue des Champions. Pour cela, il lui faut un attaquant de classe mondiale, capable de transformer les occasions en buts dans les matchs qui comptent vraiment.
Julian Alvarez a ce profil-là. Le dossier avance en coulisses, les contacts avec son entourage se multiplient, et l’été 2026 pourrait bien être celui du grand retour en Angleterre. Reste une question : Arsenal est-il prêt à débourser 150 millions d’euros pour en avoir la certitude ?

