La célébration du Brésilien a mis le feu à l’Estádio da Luz et provoqué une rupture entre Mourinho et le madridisme, une fracture qui privera le technicien portugais d’un retour officiel au Bernabéu à cause de son expulsion.
Une rencontre transformée en champ de bataille. C’est ainsi qu’on pourrait résumer ce Benfica–Real Madrid, dont on se souviendra davantage pour la polémique que pour le football. Après le fameux but Trubin à la dernière seconde de la phase régulière, Vinicius a répondu dans ce barrage aller avec une réalisation somptueuse… avant de déclencher un chaos total. Sa célébration, perçue comme provocatrice, a suscité la colère de tout un stade et conduit à l’activation du protocole antiraciste à Da Luz. Dix minutes plus tard, le match sombrait dans la confusion la plus totale.
La revanche symbolique du but de Trubin
Ce Benfica–Real n’avait rien d’un déplacement classique pour le Real Madrid : peu de supporters présents, un accueil tendu mais sans débordement avant le coup d’envoi. Tout a basculé lorsque Vinicius a marqué. Avant même les insultes racistes, le Brésilien avait déjà été copieusement sifflé. À Lisbonne, le souvenir du but héroïque de Trubin, devenu symbole du club et imprimé sur les produits dérivés du Benfica, restait encore frais.
Le face-à-face Prestianni-Vinicius
Que s’est-il réellement passé entre Gianluca Prestianni et Vinicius ? Après avoir dansé devant les tribunes, le Brésilien a été pris à partie par le jeune Argentin, sous les yeux d’un public chauffé à blanc. Quelques projectiles sont lancés, les esprits s’enflamment, et les caméras captent un échange tendu entre les deux joueurs.
Rupture entre Mourinho et le Real
Arbeloa a choisi de maintenir Vinicius sur le terrain, refusant de le sanctionner. Dans un contexte électrique, Otamendi et Mbappé ont ravivé leurs différends de la finale du Mondial. C’est dans ce climat que la fracture entre Arbeloa et Mourinho est apparue au grand jour. Celui que le madrilisme considérait encore comme “l’un des siens” a vu son image s’effriter. “Le mourinhisme est mort”, glissait-on dans les couloirs du stade. Mourinho, expulsé, ne sera pas sur le banc au Bernabéu pour le match retour.
Le Real désigne Prestianni, pas Benfica
Du côté de Madrid, on s’efforce d’apaiser les tensions : “Ce n’est qu’un joueur qui a dépassé les bornes, pas tout un club”, affirme-t-on en interne. Les dirigeants lisboètes, eux, défendent leur pépite : “Prestianni n’a fait que séparer les joueurs.”
Mais la version madrilène désigne clairement le jeune Argentin comme responsable d’insultes racistes, tandis que Mbappé l’aurait traité de “sale raciste” en plein terrain. Le Français, comme Camavinga ou Valverde, a défendu Vinicius dans un climat devenu intenable.
Dans les gradins, le chant univoque “Vinicius, vete al carajo” résonnait comme une sentence. Le Brésilien, héros et victime à la fois, est sorti du terrain sous un mélange de haine et de compassion. Mourinho, lui, a tenté de jouer les médiateurs, visiblement tiraillé entre la défense de son joueur et la volonté de ne pas faire imploser un vestiaire déjà sous tension.

