À 19 ans, Eduardo Camavinga débarquait au Real Madrid auréolé d’une réputation de phénomène. Quatre ans plus tard, le milieu international français (23 ans) peine encore à s’imposer durablement au sein de l’effectif merengue, et son avenir au club semble plus incertain que jamais.
Pourtant, sa situation ne relèverait ni d’un manque d’investissement ni d’une quelconque mauvaise volonté. Un coéquipier proche du vestiaire madrilène le défend clairement : le joueur formé à Rennes a toujours affiché un état d’esprit exemplaire, une implication totale à l’entraînement et un professionnalisme irréprochable.
Le vrai coupable ? Les blessures. Répétées, traîtresses, elles ont systématiquement brisé l’élan de Camavinga au moment précis où il commençait à enchaîner les matchs et à peser sur le jeu. Résultat : un cycle épuisant de rechutes, de remises en forme et de reconquête d’une place de titulaire qui ne se libère jamais vraiment.
Cette instabilité physique a laissé des traces mentales. Repartir de zéro à répétition finit par éroder la confiance et le moral, même chez les tempéraments les plus solides.
Auteur de seulement deux buts en 37 apparitions cette saison, Camavinga pourrait quitter la capitale espagnole dès cet été.

