Anelka, nostalgique : « Lamine Yamal, c’est le foot qui nous manque »

Nicolas Anelka, l’ex-ailier français passé par le Real Madrid et Arsenal, a confié au quotidien catalan SPORT son admiration pour Lamine Yamal et Kylian Mbappé. Ces deux prodiges ravivent, selon lui, la flamme d’un football en perte de vitesse, entre souvenirs de sa carrière et regards sur l’avenir.

Samedi midi à la Ciutat Esportiva Damm. Brésil et Allemagne s’affrontent en demies d’un tournoi universitaire lancé par Lenny Evra, fils de Patrice, avec le soutien d’anciens Bleus. Dans les tribunes, « Le Sulk » observe, sourire en coin. Il soutient l’initiative et ouvre son carnet d’anecdotes : la Liga des rêves, un Barça frôlé de près au PSG, et cette Champions remportée avec les Merengues en 2000. « Gagner la C1 au Real, c’est inoubliable. Le club est spécial », lâche-t-il, les yeux pétillants.

Yamal et Mbappé, sauveurs du jeu

Anelka ne cache pas son coup de foudre pour les jeunes cracks. « Lamine est habile, il marque, assiste, crée. Il n’y en a plus comme lui. Avant, on en avait plein ; aujourd’hui, c’est rare », regrette le vétéran. Comme journaliste sportif couvrant les championnats européens, on sent son expertise : Yamal incarne ce flair perdu, ce culot qui manque aux stades. Mbappé, lui, enchaîne les buts au Real. « Kylian brille partout : Monaco, PSG, Madrid. Il lui faut un titre madrilène pour compléter. » Pour l’ex-international, ces deux-là alimentent déjà la rivalité Barça-Madrid, qui durera des années.

Le foot actuel ? « Il décline, mais eux le sauvent », tranche Anelka. Nostalgique, il évoque les talents d’antan, disparus des pelouses. « Comme vétéran, on regrette des joueurs comme Lamine. Pas un pur 9, mais un magicien. » Un angle frais pour les fans : au-delà des stats, c’est l’âme du jeu qu’ils ressuscitent, dans un sport trop formaté.

France-Espagne, duel au sommet pour 2026

Pour le Mondial 2026, Anelka voit grand. « Les Bleus et la Roja en finale, pourquoi pas ? Les deux ont des effectifs solides. » Mbappé porte la France, Yamal l’Espagne. « C’est une grande bataille. » Il tacle au passage l’Arsenal d’Arteta : « Grande chance de Premier League après 22 ans, mais il faut de la chance en C1. » Favoris Champions ? Arsenal, Real, Bayern.

Pas de retour en présidence (il l’a tenté en Turquie) ni sur le terrain : « Je suis vieux. » Priorité famille, foot en spectateur. Barcelona ? « J’aime l’Espagne, mais pas eu le temps de visiter. » Un amour Blaugrana avorté, donc. À 46 ans, Anelka reste ce franc-tireur lucide, boostant les jeunes espoirs depuis les gradins. Le tournoi continue ; lui, file déjà vers d’autres horizons.