Malgré la claque monumentale infligée par Monaco (1-3) au Parc des Princes, Achraf Hakimi vient de graver son nom dans l’histoire du PSG.
Le latéral marocain est officiellement devenu le défenseur le plus décisif de l’ère qatarie, dépassant tous ses prédécesseurs en buts et passes décisives cumulés. Un exploit inattendu au cœur d’une soirée cauchemardesque pour Paris.
Ironie cruelle au Stade
Vendredi soir, sous les yeux médusés de 47 000 spectateurs, le PSG a chuté lourdement face à l’AS Monaco. Les Monégasques, revanchards, ont déroulé : ouverture du score fulgurante de Maghnes Akliouche (12e), puis Golovin (45e+2) et Folarin Balogun (74e) ont achevé les Parisiens. Seul un sursaut tardif de Bradley Barcola (89e), idéalement servi par Hakimi, a limité la casse. Pourtant, c’est bien le Marocain, discret sur l’ensemble du match, qui a volé la vedette… hors terrain.
Ce record tombe au pire moment. Éliminé de la course au sans-faute en Ligue 1 – huit points d’avance sur l’OM seulement –, Paris tremble avant son huitième de finale aller de Ligue des Champions face à Chelsea, mardi prochain. Luis Enrique, la mine sombre, a fustigé ses troupes : « La confiance, ça ne s’achète pas à Monoprix. On doit se reprendre vite. »
Le latéral total qui défie les stats
Arrivé en 2021 pour 60 millions d’euros en provenance de l’Inter Milan, Hakimi n’a eu besoin que de cinq saisons pour éclipser les légendes comme Dani Alves (20 buts + passes), Achraf Hakimi cumule désormais 25 contributions directes (15 buts, 10 passes). Une statistique folle pour un pur latéral, lui qui excelle dans les montées balle au pied et les centres millimétrés.
Cette saison, malgré les blessures récurrentes, il totalise déjà 6 buts et 8 passes en Ligue 1 et C1. Son but-assist contre Monaco ? Un énième rappel de son ADN offensif. « Achraf, c’est le latéral total », clamait la Ligue 1 l’été dernier. Aujourd’hui, c’est un pilier historique, même si le collectif patine.
Alerte rouge avant Chelsea
Cette défaite n’est pas anodine. Monaco, troisième au classement, a exposé les failles : défense poreuse, manque de réalisme devant (0 tir cadré en première mi-temps !). Enrique pointe du doigt une fragilité mentale : « On a manqué d’intensité dès le coup d’envoi. » Avec Chelsea en ligne de mire – une équipe revigorée par Maresca –, le PSG n’a plus droit à l’erreur.
Hakimi, lui, reste serein. Interrogé à chaud, il lâche : « Le record, c’est pour l’équipe. On va rebondir. » Reste à savoir si ce leadership offensif suffira à masquer les dysfonctionnements collectifs. Paris, dos au mur, doit transformer la déception en carburant. Chelsea guette.

