Vuelta : le duel Vingegaard-Almeida éclipsé par les manifestations

À une semaine de l’arrivée, la bagarre pour le maillot rouge entre Jonas Vingegaard et Joao Almeida passe au second plan face aux protestations visant l’équipe Israel-Premier Tech.

La Vuelta vit une édition plus qu’agitée. Alors que Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) et Joao Almeida (UAE Emirates) ne sont séparés que de 48 secondes, l’attention s’est déplacée vers les manifestations propalestiniennes qui perturbent l’épreuve depuis son arrivée en Espagne.

Samedi, Israel-Premier Tech a choisi de retirer le nom du pays de ses maillots pour protéger ses coureurs, dont l’Américain Matthew Riccitello (23 ans), septième au général. Mais la mesure n’a pas apaisé les tensions : insultes, pressions et même des incidents en course, comme dimanche lors de la chute de deux coureurs après l’action d’un manifestant.

Les organisateurs ont renforcé la sécurité, installant des doubles barrières à l’arrivée et limitant l’accès au public sur certaines étapes. Javier Guillén, directeur de la Vuelta, a dénoncé des « actions intolérables » tout en rappelant le droit de manifester pacifiquement.

Dans ce climat, des rumeurs d’annulation de la dernière étape à Madrid ont circulé, mais l’organisation les a formellement démenties. Jonas Vingegaard lui-même a reconnu que les protestataires cherchaient « un forum pour être entendus ».

Sur le plan sportif, la course reprend mardi avec une étape de moyenne montagne vers Mos, avant un contre-la-montre décisif jeudi et l’arrivée spectaculaire à la Bola del Mundo samedi.