Justine Braisaz-Bouchet préférée à Camille Bened pour la mass-start

Médaillée d’or olympique en mass start à Pékin, Justine Braisaz-Bouchet décroche sa chance samedi à Anterselva pour la dernière épreuve de biathlon des JO-2026. Préférée à Camille Bened, la Savoyarde mise sur sa fraîcheur et son passé de reine du format pour briller en finale.

Fabien Galthié n’a pas touché à grand-chose pour préparer le troisième rendez-vous du Tournoi des Six Nations face à l’Italie, si ce n’est à l’essentiel : la colonne vertébrale de son pack. Les Toulousains Thibaud Flament et Emmanuel Meafou reprennent place en deuxième ligne, reformant une association que le staff tricolore considère comme l’une des plus fiables du rugby européen.

Dans le dur depuis le début des Jeux sur l’altiplateau italien d’Anterselva (1 600 m), Justine Braisaz-Bouchet (29 ans) avait déçu en individuel (80e, 12/20 au tir) et en sprint (62e, 6/10), manquant la poursuite. Non sélectionnée pour le relais mixte ni pour le relais féminin – où Camille Bened avait ouvert malgré un tour de pénalité, laissant Julia Simon, Lou Jeanmonnot et Océane Michelon décrocher l’or mercredi –, la championne olympique 2022 rongeait son frein.

Un scénario taillé sur mesure
Cyril Burdet, responsable du staff, a tranché vendredi après l’entraînement : « Toutes les filles mériteraient d’être au départ. On choisit Justine pour son historique sur ce format. C’est sa chance de finir en beauté. » Pari audacieux mais logique. À Pékin, sur un site à 1 700 m similaire, Braisaz-Bouchet avait elle-même raté ses débuts (40e individuel, 48e sprint) avant d’exploser en mass start, devançant Tiril Eckhoff et Marte Olsbu Roeiseland. Championne du monde 2024 et lauréate de la Coupe 2022 sur 12,5 km, elle incarne le retour en force.

Le sélectionneur met en avant sa fraîcheur relative : « Elle a moins couru que les autres cette semaine. À Anterselva, le poids de l’altitude se fait sentir chez tout le monde. On veut profiter de cet atout pour surprendre. » Face à un plateau relevé – Simon (or individuel), Jeanmonnot (argent individuel, bronze sprint), Michelon (argent sprint) –, Braisaz-Bouchet portera les espoirs d’une France déjà au sommet (un or, trois médailles).

Cette mass start s’annonce comme le bouquet final parfait pour une championne rodée aux comebacks. Sa puissance en ski de fond et sa précision sous pression pourraient renverser la hiérarchie. Les Bleues, dominateurs sur la quinzaine, visent un clap de fin en or massif.