WNBA 2026 : une saison historique s’ouvre avec onze Françaises sur le parquet

La ligue féminine de basket la plus puissante du monde lance ce vendredi sa saison 2026. Deux nouvelles franchises, des salaires multipliés par cinq, des stars au sommet de leur art — et onze joueuses tricolores au cœur de l’action.

C’est le début d’une nouvelle ère. Vendredi 8 mai, la WNBA ouvre officiellement son exercice 2026 avec un visage inédit : quinze équipes au lieu de treize, un contrat télévisé colossal et des joueuses mieux payées que jamais. Pour le basket féminin mondial, le signal est fort. Pour la France, il l’est tout autant.

Deux nouvelles franchises, un milliard de raisons de croire à l’avenir

Portland et Toronto font leur entrée dans la ligue, portant le nombre de franchises à quinze. Ce n’est qu’un début : Cleveland (2028), Detroit (2029) puis Philadelphie (2030) rejoindront progressivement le circuit, qui comptera dix-huit équipes à l’horizon de la décennie. Cette expansion s’accompagne d’un accord de diffusion historique de 2,2 milliards de dollars sur onze ans, conclu avec Disney/ESPN, Amazon, NBCUniversal et Ion — un signal sans équivoque envoyé aux investisseurs du monde entier.

Des salaires enfin à la hauteur du talent

Après des négociations tendues de plusieurs mois, un accord collectif qualifié d’«historique» a été signé le 20 mars dernier. Pour la première fois, les revenus des joueuses sont indexés sur les recettes globales de la ligue. Résultat : le plafond salarial par équipe bondit de 1,5 à 7 millions de dollars en une seule saison. Le salaire maximum individuel franchit le million, atteignant 1,4 million de dollars annuels — contre 250 000 dollars en 2025. Dans la foulée, la quadruple MVP A’Ja Wilson a paraphé un contrat de 5 millions sur trois ans avec Las Vegas, tandis qu’Aliyah Boston s’est engagée avec Indiana pour 6,3 millions sur quatre ans.

Las Vegas et New York, les deux ogresses

Les Las Vegas Aces abordent la saison en tenantes du titre, fortes de leur noyau dur — A’Ja Wilson, Jackie Young, Chelsea Gray — et du recrutement de Jewell Loyd. En face, le New York Liberty mise sur la continuité avec Breanna Stewart, Sabrina Ionescu et Jonquel Jones, tout en recrutant l’Allemande Satou Sabally. La franchise new-yorkaise a également changé de coach, confiant les rênes à Chris DeMarco, ex-assistant des Golden State Warriors en NBA.

Onze Françaises prêtes à briller

Voilà le chiffre qui fait briller les yeux des supporters tricolores : onze internationales françaises disputeront cette saison de WNBA. Toutes évoluent à haut niveau, toutes portent le maillot de l’équipe de France. Marine Johannès et ses nouvelles coéquipières Marine Fauthoux et Pauline Astier seront à New York ; Gabby Williams rejoint Iliana Rupert et Janelle Salaün aux Golden State Valkyries après avoir quitté Seattle, où reste Dominique Malonga ; Nell Angloma, 19 ans, a été draftée en douzième position par le Connecticut Sun, où officient déjà Leila Lacan et l’entraîneur Rachid Meziane. Carla Leite portera les couleurs de Portland Fire, et Noémie Brochant s’est engagée avec Phoenix.

Caitlin Clark, le retour le plus attendu

Figure médiatique de la ligue, Caitlin Clark revient après une saison 2025 tronquée par les blessures (seulement 13 matches). La meneuse d’Indiana Fever, numéro un de la draft 2024, a déjà montré de quel bois elle se chauffe en brillant lors du tournoi de qualification au Mondial-2026 avec Team USA en mars. Son duel à distance avec A’Ja Wilson promet d’être l’un des fils conducteurs de cette saison qui démarre sur les chapeaux de roue.