L’AS Monaco remporte la Coupe de France 2026 : un trophée avant le rush européen

Embarquée dans un calendrier infernal entre Euroligue et compétitions nationales, l’AS Monaco basket n’a pas flanché à Bercy : moins de 24 heures après sa qualification pour les play‑offs contre Barcelone, la Roca Team s’offre la Coupe de France 2026 en battant Le Mans (87–83), un troisième trophée de rang après la Supercoupe et la Leaders Cup, et un signal fort pour la suite de sa saison.

Presque ivre de fatigue mais loin de perdre la tête, l’AS Monaco basket a puisé dans ses profondeurs pour se parer d’une nouvelle Coupe de France samedi à l’Accor Arena de Paris‑Bercy. Moins de 24 heures après un play‑in victorieux contre le Barça (79–70), la Roca Team a traversé le déplacement Paris‑Monaco en mode tourbillon, avec un bus de supporters, une ville‑club et un public qui fait désormais partie intégrante de l’ADN de succès. Face à un Mans solidaire et ambitieux, Monaco a montré qu’il savait allier résilience physique et froideur tactique, au cœur d’un match où la génération d’hommes comme Mike James, Terry Tarpey ou Alpha Diallo a pris le relais des stars partantes de l’ombre.

Sur le plan sportif, la victoire s’est construite sur un scénario très semblable à celui des derniers grands rendez‑vous de la saison : un début de match maîtrisé, puis une montée en puissance des Sarthois au retour des vestiaires avant une fin de rencontre à suspense. Parti sur un cinq majeur identique à celui qui a éteint le Barça, Monaco a profité de la fougue de Matthew Strazel et de l’impact de TaShawn Thomas côté Mans pour se détacher en deuxième quart‑temps (45–29 à la mi‑temps). Le retour de Hudgins, Thomas et DiLeo en troisième période a relancé la finale, mais Mike James (16 points, dont deux tirs à trois décisifs) et Diallo (21 points) ont gardé les nerfs glacés lorsque la pression s’est intensifiée dans la dernière minute.

Avec ce trophée, Monaco confirme sa montée en puissance sous la direction de son nouveau staff, après une saison marquée par le départ de Vassilis Spanoulis et des remous financiers. Ce troisième titre de la saison (Supercoupe, Leaders Cup, Coupe de France) renforce aussi l’attractivité de l’écosystème monégasque pour les jeunes talents français et internationaux, dans une logique de projet durable autant que de succès immédiat. Pour les fans et les lecteurs engagés, la prochaine étape s’annonce encore plus générative : un quart de finale d’Euroligue à Olympiakos, puis un rush vers le championnat, avec une question qui fait déjà vibrer Monaco et sa communauté : peut‑on répéter ce scénario exceptionnel jusqu’en fin de saison ?