Les demi-finales de la Pro A verront s’affronter Strasbourg et Nancy d’un côté, Limoges et Dijon de l’autre. Le point sur les forces en présence.

> SIG Strasbourg : 1er à l’issue de la saison régulière
Budget : 5,7 millions d’euros

Finaliste la saison dernière (battu par Nanterre 3 victoires à 1), le club alsacien a connu de nombreux bouleversement dans son effectif. Les Américains Kevin Murphy (coupé depuis car pas assez performant) et Tim Abromaitis sont venus renforcer l’équipe, ainsi que les Français Antoine Diot, Jérémy Leloup et Paul Lacombe. Le club visait au moins les demi-finales. Objectif atteint. Mais après son élimination de l’Euroligue, cet hiver, Strasbourg a perdu Alexis Ajinça qui s’est engagé avec les Pelicans de La Nouvelle-Orléans, en NBA. Le SIG a compensé numériquement cet départ par le renfort de David Andersen, ainsi que de Bootsy Thornton qui a formellement remplacé Ricardo Greer, et surtout la montée en puissance du géant Romain Duport (2,17 m), qui hélas vient de se blesser. Mais Ajinça était le pilier du groupe. Son départ pouvait faire craindre le pire. Il n’en a rien été. Strasbourg a parfaitement terminé la saison régulière en position de leader. Antoine Diot a terminé MVP français. La SIG a passé sans encombre le stade des quarts de finale face à Chalon-sur-Saône, même si l’Elan est parvenu à pousser le SIG en match d’appui (93-82 / 81-91 / 88-79).

> SLUC Nancy : 4e à l’issue de la saison régulière
Budget : 4 millions d’euros

Désormais entraîné par Alain Weisz, le club de Meurthe-et-Moselle a vécu une année de transition après le départ l’emblématique Jean-Luc Monschau, qui aura dirigé l’équipe durant neuf saisons. Mais le club a eu la main heureuse à l’intersaison en recrutant l’Américain Randal Falker. L’intérieur tourne à 10 points et 10 rebonds par match depuis le début de la saison et tient la boutique dans la raquette. Il s’en est toutefois fallu de peu que Nancy ne prenne la porte en quarts de finale. Poussé en match d’appui par Paris-Levallois, le SLUC s’en est finalement sorti en trois manches (70-61 / 75-97 / 90-73).

> CSP Limoges : 2e à l’issue de la saison régulière
Budget : 4,6 millions d’euros

Du haut de ses 9 titres de champion de France, le club limougeaud est un bastion historique du basket hexagonal. Mais depuis quelques saisons, le CSP avait perdu de son lustre. Depuis sa relégation administrative en Pro B, en 2001, Limoges n’avait plus connu la gloire. Pire, après un premier retour en Pro A, le club était tombé jusqu’en National 1 en 2004, après un dépôt de bilan ! Depuis 2011, une nouvelle page du club est en train de s’écrire, avec le retour symbolique au maillot vert. Après avoir assuré son maintien la saison dernière, le CSP a très sensiblement renforcé son effectif en recrutant des joueurs aguerris : JK Edwards, Alex Acker, Adrien Moerman, J.R. Reynolds et Taurean Green. L’objectif affiché était clairement les play-offs. Après sa démonstration en quart de finale face à l’ASVEL balayé en deux manches (92-56 / 74-96), l’objectif est désormais le titre !

> JDA Dijon : 6e à l’issue de la saison régulière
Budget : 3,6 millions d’euros

Après avoir connu des difficultés financières en 2013, le club bourguignon n’avait pas forcément de grande ambition pour cette saison 2013-2014. Pourtant, pour la première fois de son histoire, Dijon va disputer les demi-finales de Pro A ! Le club a créé la surprise en éliminant Le Mans, 3e à l’issue de la saison régulière, en deux manches (75-80 / 77-81). Le mérite en revient en premier chef à l’Américain Andre Harris, meilleur marqueur du club avec 15 points en moyenne. Pour sa troisième saison à Dijon, le natif de Detroit se montre d’une grande régularité. Il est d’ailleurs le joueur le pus utilisé de Pro A en saison régulière. Mais le M. plus de cette équipe en cette fin de saison, c’est surtout Mykal Riley. L’Américain, chipé à Nanterre à l’intersaison, a inscrit plus de 31 points en moyenne lors des deux matches face au Mans !