Pointé du doigt après le départ forcé de Liam Rosenior, le président strasbourgeois pourrait bien perdre sa place à son tour.
À Strasbourg, le possible départ de Liam Rosenior vers Chelsea, à quelques jours du 16e de finale de Coupe de France contre Avranches, plonge le club dans une nouvelle zone de turbulences. Une situation qui interroge directement la position de Marc Keller, président du RCSA, vivement critiqué dans l’After Foot sur RMC. « Marc Keller se donne une image de sauveur et de gardien du temple depuis des mois, mais il ne garde rien du tout », a lâché Florent Gautreau, estimant que le dirigeant alsacien a perdu la main sur les décisions sportives depuis l’arrivée de BlueCo.
« Il doit démissionner »
Jean-Louis Tourre a enfoncé le clou, jugeant que le président strasbourgeois est « celui à qui on peut le plus en vouloir, plus que Rosenior », notamment dans sa gestion de la relation avec les supporters. Selon lui, Keller aurait dû être plus ferme au moment de la vente du club en 2023 : « Quand il est resté en place, il fallait qu’il dise clairement : ‘On n’est pas une équipe réserve, on est Strasbourg’. Aujourd’hui, soit il s’en va, soit il dit : ‘On est l’équipe réserve de Chelsea' ». Une critique sévère, renforcée par l’idée que le club alsacien serait moins protégé que certaines équipes satellites.
Pour Gilbert Brisbois, en revanche, Marc Keller pourrait lui aussi être victime du fonctionnement de la multipropriété. « En un mois, tu passes d’une multipropriété vertueuse à un coup de couteau dans le dos. Et je pense que Marc Keller l’a pris aussi », a-t-il expliqué, évoquant une décision surprenante de BlueCo. Une hypothèse qui pousse Florent Gautreau à poser une alternative claire : « S’il a vraiment été poignardé, alors il doit démissionner et expliquer pourquoi. Mais s’il reste et justifie ce nouveau rebondissement, alors il est trop du côté de Chelsea et pas assez de celui de Strasbourg ». Un débat qui illustre le profond malaise entourant la gouvernance actuelle du Racing.

