Coach actuel de l’ASVEL, Zvezdan Mitrovic parle du match à venir contre le Fenerbahçe Istanbul ce vendredi en EuroLeague.

Le Monténégrin revient sur le match et pense que le Fenerbahçe peut véritablement lancer sa saison face à Villeurbanne ce soir à l’Astroballe.

Est-ce le bon moment pour affronter Fenerbahçe après une défaite à Barcelone et une période difficile ?

“Peut-être que non ! Après les deux matches contre Barcelone et l’Asvel, le Fener aura trois rencontres à domicile contre Alba Berlin et deux autres comptant pour le championnat turc dans lequel il est bien (2e). Si sur ses deux matches à l’extérieur en Euroligue, le Fener en gagne un, il sera de nouveau dans le coup. J’ai vu le match contre Barcelone à la TV et j’ai pu constater que l’équipe turque n’était pas forcément concentrée sur Barcelone. Logiquement, on peut craindre que nous serons clairement une cible dans le programme de Fenerbahçe ! Mais c’est vrai que l’on doit reconnaître que le Fener ne paraît pas très bien, et plus spécialement sur la rencontre de mercredi à Barcelone”.

Est-ce que Fenerbahçe est une autre équipe sans son Français Nando De Colo, annoncé absent vendredi ?

“Nando est un nouveau joueur de cette équipe. Bien sûr, il est déjà le meilleur marqueur du Fener. C’est donc un joueur très important. Le débat n’est pas là. Je suis très fier aujourd’hui de pouvoir évoquer en conférence de presse la possibilité de battre Fenerbahçe. Il y a un mois de cela, nous disions que Fenerbahçe était un réel outsider pour la victoire finale en Euroligue. Avant la compétition, jamais je n’aurais imaginé cela. On parle de budgets différents, de joueurs différents, de salaires différents, de légendes du basket qui seront opposées à nous. C’est déjà une grande victoire pour nous, une fierté aussi d’avoir vu l’Efes terminer mardi avec son cinq majeur pour nous respecter jusqu’au bout. Une seule équipe ne nous a peut-être pas bien respecté, c’est le Panathinaïkos qui n’a pas bien géré sa fin de match et qui l’a payé”.

Que représente pour vous le coach serbe Zeljko Obradovic ?

“C’est le meilleur coach en Europe et peut-être même dans le monde. Nous avons une bonne relation. J’espère lui faire découvrir un peu plus Lyon après le match. J’ai un profond respect pour la manière avec laquelle il vit mal ces moments-là (les difficultés du Fener, ndlr) et comment il vit ses émotions. Avec tout ce qu’il a gagné et depuis le temps qu’il entraîne, il pourrait vouloir passer à autre chose. Il est toujours à fond. Je ne parle que de son attitude car sur le basket, il n’y a pas de débat. A côté de cela, c’est un grand homme, un vrai gentleman que j’ai pu rencontrer. Avant d’entraîner Monaco, j’avais eu la chance de passer une semaine à Fenerbahçe. Il m’avait accueilli à bras ouverts. Nous avions pu parler de tout avec lui. C’est quelqu’un de très bien. Je n’ai jamais coaché face à lui. C’est l’une de mes idoles, clairement”.

Propos recueillis en conférence de presse