La finale de l’Euro perdue face à la Serbie (68-76), les basketteuses françaises n’ont pas vraiment le temps de gamberger. L’année préolympique doit se conclure par un tournoi de qualification pour Rio.

On a été déçues, admet la sélectionneuse Valérie Garnier, parce que quand on joue une finale c’est pour la gagner. Mais si on s’était dit au départ qu’on irait jusque-là, on aurait été ravies. Il restait encore 20 secondes à jouer dans la finale contre la Serbie, quand Céline Dumerc, capitaine tricolore, a rappelé cette réalité à ses troupes, prenant la parole à la place de l’entraîneur durant un ultime temps mort. On pouvait voir, sur le visage des filles, beaucoup de déception. Moi j’avais la sensation qu’on avait fait le travail et qu’il ne fallait pas tout remettre en question. Ca a été le mot d’ordre de ne pas se focaliser sur la déception du moment mais de penser à l’avenir et au TQO. Plutôt que regarder les Serbes sauter partout, raconte Dumerc. Les Françaises n’ont pas tout perdu. Leur victoire en quart de finale contre la Russie, les avaient déjà assurées d’être du tournoi de qualification olympique (TQO), en juin 2016, comme en 2012. On aurait tous signé pour être qualifié pour le TQO, se réjouit Jean-Pierre Suitat, président de la Fédération française de basket (FFBB), qui devrait dans les futures semaines poser la candidature de la France pour organiser cette épreuve de la dernière chance.

C’est un groupe en reconstruction depuis les JO 2012. Et avec deux titres de vice-championnes d’Europe et une qualification pour le TQO, la feuille de route est respectée, confirme Patrick Beesley, DTN de la FFBB. L’équipe de France version 2015 est un laboratoire où les joueuses chevronnées, les Braqueuses, demi-finalistes à Londres, ne sont plus que quatre sur le groupe de 12.