Le All-Star Game retrouve des couleurs, mais l’équipe « Reste du monde » de Wembanyama s’incline

Le All-Star Game a repris des airs de fête à Los Angeles, redynamisé par un format opposant les États-Unis au reste du monde. Victor Wembanyama, fer de lance des internationaux, s’est illustré sans pour autant éviter la défaite.

Le pari de la NBA de redonner de la saveur à son match des étoiles semble en passe d’être réussi. Sur le parquet flambant neuf de l’Intuit Dome, à Inglewood, la ligue nord-américaine a troqué le traditionnel duel Est-Ouest pour une formule à trois équipes : deux américaines (« Stars » et « Stripes ») et une formation « Monde ». Objectif : relancer l’intérêt d’un événement jugé trop soporifique ces dernières années. Pari tenu, notamment grâce à un Victor Wembanyama pleinement engagé dès l’entre-deux du premier match.

Le Français de 22 ans, déjà All-Star pour la deuxième fois mais titulaire pour la première, a donné le ton avec un dunk rageur d’entrée. « Wemby a clairement voulu jouer dur, il a mis de l’intensité », a reconnu Anthony Edwards, élu MVP de la soirée après avoir inscrit 32 points en trois mini-rencontres de 12 minutes. Portée par le joueur de Minnesota, l’équipe américaine « Stars » a finalement remporté le tournoi, s’imposant en finale face aux « Stripes » (47-21).

Avant cela, Wembanyama avait brillé pour l’équipe du « Monde », meilleure attaque dans le premier match malgré une courte défaite après prolongation (37-35). Avec 14 points puis 19 lors de son deuxième match, le géant français a confirmé sa capacité à dominer contre les meilleurs. Mais face à un Kawhi Leonard incandescent, le combat s’est avéré inégal. Dans sa salle des Clippers, l’ailier américain a signé une prestation irréelle : 31 points en douze minutes, avec un redoutable 11/13 au tir dont 6/7 à trois points.

L’équipe « Monde », pourtant armée avec Luka Doncic et Nikola Jokic, n’a pas su tirer parti de son talent collectif. « C’était plus intense, plus compétitif que l’an dernier », a estimé Wembanyama après coup. « On a voulu bien faire, jouer ensemble, mais on est tombés sur un Leonard injouable. »

Si le spectacle sur le parquet a séduit, la NBA a aussi soigné la nostalgie. La soirée s’est ouverte sur les notes familières de Roundball Rock, hymne mythique des années 1990, interprété en live par John Tesh. En tribunes, une pléiade de stars : Barack et Michelle Obama, Julius Erving, Meghan Markle ou encore le prince Harry ont assisté à cette renaissance du show.

Seule ombre au tableau, une finale à sens unique entre les deux sélections américaines. LeBron James, pour sa 22e participation aux étoiles en 23 saisons, a livré quelques éclats et deux gros duels face à Wembanyama, sans empêcher la lourde défaite des « Stripes ». À 41 ans, le « King » s’est montré évasif sur la suite de sa carrière : « Je ne sais pas. Je veux juste vivre », a-t-il soufflé en marge de la rencontre.

Un All-Star Game plus vivant, un Wembanyama combatif et une ligue qui semble enfin avoir retrouvé le bon tempo : le basketball-spectacle américain s’est offert un vrai second souffle.