Sport.fr a eu l’occasion d’essayer la Hyundai IONIQ, version 100% électrique. Pour nos lecteurs, nous décryptons les raisons qui nous pousseraient à en faire l’acquisition. Focus.

1 Parce que la IONIQ électrique est sacrément séduisante.

Sport.fr a eu l’occasion d’essayer la version 100% électrique. Outre le bonheur de conduite propre à l’électrique… (On s’étonne toujours du silence, de la douceur et de la conduite apaisée adoptée au volant d’une auto 100% électrique, Ndlr.), la petite coréenne aux lignes épurées et au design asiatique séduit par son comportement routier. Animée par un moteur de 88kW (120 cv) offrant jusqu’à 295 Nm de couple et dynamisée par son mode sport, la Hyundai Ioniq réalise un joli 0 à 100 km/h en 9,9 secondes et peut atteindre les 165/170 km/h. Autant dire qu’en ville, les voitures thermiques risquent d’être à la peine au feu tricolore. Pour supporter la surcharge de poids due aux batteries, la citadine a vu ses suspensions se raidir. Résultat : la tenue de route est exceptionnelle en courbes. La direction est ferme ; le châssis plutôt bien équilibré grâce à la position basse et centrale arrière des batteries ; le confort demeure quant à lui très acceptable. Côté autonomie : le constructeur coréen annonce 280 kilomètres en cycle NEDC. Reste qu’en mode sport, sur routes sinueuses et avec le chauffage enclenché… la consommation laissait plutôt paraître un bon 200 kilomètres, ce qui constitue néanmoins un rayon d’action très honorable pour une voiture électrique. Notons que des palettes au volant permettent de moduler la puissance du frein moteur au lever de pied, donc, de régénérer les batteries et de gérer avec finesse sa réserve en électricité. Très utile en roue libre sur l’autoroute par exemple. L’habitacle est spacieux, le tableau de bord, sobre, élégant et épuré. Pas de fioriture inutile. Juste le stricte nécessaire pour un véhicule électrique. A savoir, un écran multimédia affichant notamment les stations de recharge alentours, l’autonomie restante, le niveau des batteries, etc. Point fort sur un modèle de ce genre : le coffre conserve un volume intéressant de 350 litres.

Hors bonus écologique, la Ioniq électrique est proposée à 35 850 euros TTC accompagnée d’une garantie de 8 ans ou 200.000 kilomètres sur le pack batteries. A noter que la solution location batteries n’est pas proposée par le constructeur.

2 Parce que les modèles électriques sont de plus en plus présents dans le paysage automobile français.

Selon la 7e édition du baromètre « Les Français et l’automobile », parue en Juin 2016 et réalisée par TNS Sofres pour Aramis Auto, 70% des Français s’imaginent en voiture électrique ou voiture hybride d’ici 20 ans. Et, plutôt de bon augure : les grands axes autoroutiers français vont prochainement être équipés de bornes de recharge rapide autorisant ainsi les automobilistes convertis à l’électrique à parcourir de plus grandes distances. L’Association des sociétés d’autoroutes françaises (Asfa) est en effet en train de déployer 200 bornes de recharge rapide sur les principaux axes français et permettront de bénéficier d’un point de recharge électrique tous les 80 kilomètres sur le réseau autoroutier ou à ses abords immédiats. Elles seront accessibles aux automobilistes dans le courant de l’année. Alimentées en énergie 100% renouvelable, elles permettent de récupérer plus de 80% d’autonomie en moins de 30 minutes. Les conducteurs pourront recharger leur véhicule grâce à des abonnements souscrits auprès des opérateurs, ou par un achat unitaire dans les boutiques des aires équipées ou via leurs smartphones.

3 Pour rouler tranquille.

Vous le découvrirez vous même en vous installant au volant d’une voiture hybride et/ou électrique, à l’usage, la façon de conduire est déterminante pour l’autonomie. A l’instar d’un modèle à essence qui avalera beaucoup plus de carburant avec une conduite agressive (jusqu’à 30 % de plus, Ndlr.), pour préserver l’autonomie d’un modèle électrique il est important d’être serein au volant. Ces voitures possèdent en effet un système de récupération d’énergie au freinage qui recharge les batteries en décélération. Il est donc très important d’en profiter en anticipant les arrêts : à l’approche d’un feu rouge, levez le pied pour profiter d’un ralentissement du véhicule et d’une mini recharge des batteries. De même, dans les embouteillages, le mode « éco » permettra de ménager la consommation de courant. Enfin, une voiture électrique videra beaucoup plus rapidement ses batteries sur route.

4 Pour bénéficier d’un bonus écologique de 6 000 euros.

Publié le 30 décembre 2016 au journal officiel, le décret 2016-1980 fixe les règles liées à l’attribution du bonus écologique pour 2017. Si le bonus attribué aux voitures électriques et utilitaires légers électriques a subi un léger coup de rabot, le montant maximal de l’aide attribuée demeure néanmoins satisfaisant. Il passe en effet de 6 300 à 6000 euros en 2017. La limite reste fixée à 27 % du coût d’acquisition toutes taxes comprises et augmenté du prix de la batterie si celle-ci est prise en location. Notons que pour rester au seuil symbolique des 10 000 euros, le « super bonus » est quant à lui légèrement augmenté, passant de 3 700 à 4 000 euros (Toujours sous condition de mise à la casse d’un vieux véhicule diesel immatriculé avant le 1er janvier 2006. Cette prime de conversion s’applique désormais aux véhicules utilitaires de moins de 3,5 tonnes, ce qui n’était pas le cas auparavant, Ndlr.)

5 Parce que Bertrand Piccard est l’ambassadeur de la IONIQ et qu’on aime les égéries sportives.

Aéronaute, aviateur passionné et engagé dans le domaine de la qualité de vie (développement durable et énergies renouvelables), Bertrand Piccard a relevé des défis considérés comme impossibles. Il a notamment accompli le premier tour du monde en ballon sans escale et initié le projet d’avion solaire « Solar Impulse » avec lequel il réalisa un tour du monde en 17 étapes – se relayant aux commandes avec André Borschberg – sans une seule goutte de carburant.