Sébastien Loeb est revenu sur l’étape de lundi lors du Dakar 2019 et a montré sa frustration. Le pilote Français pointe maintenant à près d’une heure du leader de la course.

 

Qu’est-ce qu’il s’est passé aux kilomètres 31 et 47 ?

“Au 3, au 5, au 12, au 20… tout le temps. Elle (la voiture) s’arrêtait, elle redémarrait, elle s’arrêtait, elle redémarrait, elle s’arrêtait… Parfois, j’avais du courant qui revenait, d’autres pas. J’attendais 5 minutes, elle avait du jus donc on repartait… On n’avait pas de réseau donc je n’arrivais pas à joindre l’équipe. Le dernier endroit où on s’arrête, on a réussi à les contacter. Ils nous ont dit d’aller checker un connecteur. Il avait l’air bien en place, je l’ai quand même déconnecté, j’ai soufflé dedans et ça marchait…”

C’est beaucoup de frustration, non ?

“Qu’est-ce que tu veux faire? C’est comme ça. C’est chiant, on a perdu 40 minutes… Donc oui, c’est frustrant.”

Songez-vous à arrêter ?

“Je n’ai pas regardé. Il faut le convaincre, l’autre (Daniel Elena). Il veut tout arrêter. Déjà, dans la spéciale, il voulait arrêter. Il veut rentrer pour se reposer pour Monte-Carlo (25-28 janvier). Mais arrêter, moi, non. On va continuer à attaquer.”

Ce n’est pas fini encore…

“C’est quand même con. On perd 30 minutes l’autre jour, 40 aujourd’hui. Au total, ça fait 1h10 de perdu. Au moins, on s’est amusés. Je n’avais jamais attaqué comme ça dans une dune. C’était bien.”

Que retenez-vous de ce Dakar-2019 ?

“C’est frustrant de se dire qu’on est les plus rapides mais qu’on est à une heure. Il y a cette histoire de pylone (une erreur sur le roadbook de l’étape 3), les crevaisons… bon, les crevaisons, c’est moi qui crève mais je le fais parce que je suis dans la poussière à cause du pylone de la veille. J’étais le plus rapide ce jour-là. Aujourd’hui encore.”

Propos recueillis par Nicholas Mc ANALLY