James Mangold, cinéaste nommé aux Oscars et conteur hors pair à qui l’on doit WALK THE LINE et LOGAN, offre avec LE MANS 66 un film à haut indice d’octane qui raconte l’histoire d’un groupe de créateurs hors norme qui se sont affranchis des règles et ont surmonté de nombreux obstacles pour accomplir quelque chose d’extraordinaire à force de volonté, d’inventivité et de détermination. Un choix judicieux pour les fêtes, que l’on aime ou déteste regarder une course automobile. Les scènes de courses sont grisantes et spectaculaires ; le casting fabuleux ; l’histoire passionnante. A sport.fr, on love !

L’histoire : En 1959, Carroll Shelby (Matt Damon) est au sommet de la gloire après avoir remporté la plus difficile de toutes les courses automobiles, les 24 Heures du Mans. Mais son triomphe est de courte durée car l’intrépide Texan se découvre un grave problème cardiaque qui l’empêche de continuer à courir. Cependant, combatif et doté d’une ingéniosité sans bornes, Shelby se réinvente et devient concepteur de voitures. Il travaille dans un entrepôt à Venice Beach avec une équipe d’ingénieurs et de mécaniciens qui compte aussi dans ses rangs Ken Miles (Christian Bale), un pilote d’essai au tempérament explosif. Champion de course automobile britannique et père de famille dévoué, ce dernier fait merveille derrière un volant. Mais c’est aussi un homme aux manières brusques, au caractère plutôt arrogant et surtout peu enclin aux compromis.

Ferrari, Ford, Shelby…

Quand les véhicules créés par Shelby se révèlent être de sérieux concurrents au Mans contre le légendaire Italien Enzo Ferrari, Ford Motor Company engage le visionnaire pour concevoir la voiture de course ultime, un bolide sans pareil capable de battre l’écurie d’Il Commandatore sur l’impitoyable piste française. 

Notes de protection

Déterminés à réussir envers et contre tout, Shelby, Miles et leur équipe vont devoir passer outre l’ingérence de leur direction, défier les lois de la physique et affronter leurs propres démons pour développer un véhicule révolutionnaire qui surpassera tous ses concurrents. Une audace qui leur coûtera cher car toute victoire a son prix..

C’est l’une des plus grandes légendes du sport automobile : Carroll Shelby a développé, en étroite collaboration avec son impétueux pilote d’essai Ken Miles, une voiture révolutionnaire qui a réussi à surpasser tous les véhicules construits par le légendaire pilote et industriel italien Enzo Ferrari lors des 24 Heures du Mans en 1966. 

Une histoire qui marquera à jamais toute l’industrie automobile

LE MANS 66 commence par la victoire de Shelby au Mans, suivie du diagnostic de sa maladie, avant d’avancer dans le temps jusqu’en 1963, lorsque Ford Motor Co., autrefois leader de l’industrie, est à la traîne sur le marché automobile derrière son concurrent General Motors. Lee Iacocca, responsable marketing, pense que si Ford veut attirer les jeunes qui cherchent à acheter leur première voiture, l’entreprise doit se concentrer sur la vitesse, et que si Ford gagne des courses automobiles, leurs voitures destinées au grand public deviendront d’autant plus attrayantes à leurs yeux. Comme aucune entreprise ne produit de voitures plus rapides ou séduisantes qu’Enzo Ferrari, l’acquisition du constructeur automobile européen semble être la solution. Ford envoie donc une délégation en Italie pour négocier le rachat du constructeur automobile, mais c’est un échec.

Scène de tournage

Les 24 Heures du Mans en ligne de mire

Indigné, le PDG de Ford, Henry Ford II (alias « The Deuce »), nomme immédiatement son bras droit, Leo Beebe, à la tête d’un nouveau département de voitures de course high-tech, Ford Advanced Vehicles. Il le charge de construire une voiture qui battra Ferrari sur son terrain lors de « l’Everest » de la course d’endurance : les 24 Heures du Mans. L’équipe de FAV met alors au point la GT40 Mark I, mais sa première sortie en 1964 est un échec. Les trois modèles ne parviennent même pas à terminer la course. La Shelby Daytona Cobra Coupé se classe quatrième derrière 3 Ferrari – un fait que Ford II ne manque pas de remarquer.

Henry Ford II engage alors Shelby pour développer, tester et finalement superviser l’ensemble du programme voué à la compétition automobile, mais le pilote d’essai principal de Shelby, Ken Miles, complique cette collaboration. Avec son franc-parler, ce dernier se fait rapidement un ennemi de Leo Beebe, et celui-ci va faire de son mieux pour manipuler Shelby et écarter Miles. Pourtant, en dépit d’obstacles insurmontables et d’une ingérence quasi ininterrompue de la direction, Shelby et son équipe – qui comprend également l’ingénieur en chef Phil Remington et le jeune mécanicien britannique Charlie Agapiou – fabriquent l’une des meilleures voitures de course jamais créées : la Ford GT40 MKII. Le véhicule a changé la perception de Ford et l’image de l’Amérique lorsqu’il a pris part à l’une des épreuves les plus célèbres de l’histoire, la course du Mans de 1966. 

AJ