Deux médailles pour la France ce mercredi aux Mondiaux d’athlétisme de Doha avec l’argent de Quentin Bigot au marteau et le bronze de Pascal Martinot-Lagarde au 110 m haies.

Après 6 jours de disette, deux breloques coup sur coup pour la France ! Quelques minutes après Bigot, “PLM” a donc terminé troisième de la finale du 110 m haies en 13.18, derrière l’Américain Grant Holloway (13.10) et le Russe Sergey Shubenkov (13.15).

Le recordman du monde de décathlon, Kevin Mayer, est pour sa part 3e à l’issue de la première journée composée des cinq premières épreuves.

Trois questions à Pascal Martinot-Lagarde

Q: Que ressentez-vous après cette médaille?
R: “Enfin! Il y a quatre ans, je gagnais la médaille en chocolat (4e), puis encore aux JO en 2016. Cela a été dur à digérer. Enfin j’ouvre mon tableau des médailles. Mon sac à dos était assez lourd comme ça, j’avais assez de pression pour ne pas qu’on me dise: +Pascal on compte sur toi pour ouvrir le compteur de la France+. Je suis arrivé avec beaucoup d’envie et je me suis arraché. Cette médaille, elle est au-dessus de tout, du record de France et du titre de champion d’Europe. C’est la médaille du mec qui n’est pas parti à l’erreur. C’est la médaille de la maîtrise, du mec resté concentré sur son job.”

Q: Pouvez-vous nous raconter votre course?
R: “La consigne de mon coach c’était que je ne pouvais agir que sur mon couloir, pas sur le destin de la course. A droite, à gauche il y a eu des erreurs mais moi je suis resté dans mon rail, j’ai fait la course qui m’a permis d’aller jusqu’à la ligne avec encore beaucoup de vitesse, ça m’a permis de faire cette 3e place. La boucherie c’était surtout ce qu’il ne fallait pas faire. Je pars en retard et je fais tout pour grappiller mètre après mètre, je ne pars pas à l’erreur et je mets de la vitesse. Comme à Berlin l’année dernière, c’est une course arrachée dans la maîtrise. Ceux qui gagnent, c’est ceux qui ne font pas d’erreur.”

Q: Votre saison a été difficile…
R: “Ma saison n’a aucun sens, aucune logique. C’était bien jusqu’en mai à Yokohama aux Mondiaux de relais puis catastrophique jusqu’au mois d’aout. Rien n’allait bien. A partir d’aout, j’ai bossé comme j’ai pu et je suis ici avec une médaille. J’avais une envie démentielle. Mon passé m’a tellement donné la rage.”