C’est l’histoire que le football espagnol n’osait pas espérer. Sergio Ramos, enfant de Camas formé au Séville FC, s’apprête à devenir propriétaire du club qui l’a révélé au monde. L’accord serait bouclé pour 450 millions d’euros, avec une future augmentation de capital pouvant atteindre 100 millions supplémentaires. Un séisme dans le football européen.
Le feuilleton prend fin et il se conclut de la plus spectaculaire des manières. Sergio Ramos et le Séville FC ont trouvé un accord pour le rachat du club andalou. La somme engagée est vertigineuse : 450 millions d’euros pour s’offrir l’une des institutions les plus titrées du football espagnol, six fois vainqueur de la Ligue Europa. L’opération ne s’arrête pas là : le montage financier prévoirait également une augmentation de capital future comprise entre 80 et 100 millions d’euros, de quoi donner au nouveau propriétaire les moyens de ses ambitions sportives dès les prochains mercatos. Pour Ramos, 38 ans, c’est bien plus qu’un investissement : c’est un retour aux sources avec le pouvoir de transformer un club qu’il a quitté enfant pour rejoindre le Real Madrid en 2005.
Le symbole est immense. Natif de Camas, petite commune de la banlieue de Séville, formé dans les catégories jeunes du club hispalique avant d’en devenir brièvement le joueur le plus jeune capitaine de l’histoire à 18 ans, Sergio Ramos entretient avec le Séville FC un lien affectif et identitaire que vingt ans au Real Madrid n’ont jamais effacé. Devenir propriétaire de ce club, c’est boucler une boucle narrative rarissime dans le sport professionnel moderne, où les rachats de clubs sont généralement l’apanage de fonds d’investissement étrangers ou de milliardaires déconnectés du territoire. Ici, c’est l’un des fils les plus célèbres d’Andalousie qui reprend les rênes d’une institution régionale — et toute une région retient son souffle.
Sur le plan sportif, les implications sont considérables. Le Séville FC traverse depuis deux saisons une période de turbulences, entre résultats décevants et difficultés financières qui ont érodé son standing européen. L’arrivée de Ramos aux commandes, armé d’une enveloppe de rachat de 450 millions et d’une recapitalisation possible de 100 millions supplémentaires, ouvre une nouvelle ère pour un club qui rêve de retrouver la Ligue des Champions et de rivaliser durablement avec le FC Barcelone et le Real Madrid sur la scène nationale. Le football européen vient d’enregistrer l’une de ses opérations les plus retentissantes de la décennie. Et Séville, la ville, n’a peut-être jamais été aussi proche de redevenir une grande capitale du football continental.

