Son aventure marseillaise touche à sa fin, mais Benjamin Pavard ne range pas ses ambitions dans ses valises. L’international français quitte l’OM la tête haute et avec un objectif unique en tête : reprendre sa place à l’Inter Milan, là où tout s’était compliqué.
Le prêt se termine, mais l’histoire nerazzurra est loin d’être close. Benjamin Pavard va quitter l’Olympique de Marseille à l’issue de son aventure phocéenne et rejoindre Milan avec une conviction chevillée au corps : il a encore sa place dans l’effectif de Simone Inzaghi. Ces mois passés à l’OM n’auront pas été une parenthèse anodine pour le défenseur international français. Écarté progressivement des plans milanais, il a choisi le terrain comme seule réponse, multipliant les prestations solides sous le maillot olympien pour rappeler à l’Inter — et au reste de l’Europe — ce qu’il valait vraiment. Le message est passé.
Car Pavard, 29 ans, n’a rien perdu de ce qui faisait de lui l’un des défenseurs les plus complets de sa génération. Sa polyvalence — capable d’évoluer en défenseur central comme en latéral droit — reste un atout rare sur le marché. Son passage à Marseille lui a surtout permis de retrouver un rythme de compétition que les bancs milanais ne lui offraient plus. Résultat : le champion du monde 2018 arrive à l’Inter dans la peau d’un joueur relancé, affûté, et surtout animé d’une rage de prouver intacte. Plusieurs clubs européens auraient déjà sondé son entourage pour l’été, mais Pavard n’est pas preneur. Son cap est fixé : l’Inter Milan, et personne d’autre.
Ce retour assumé dit beaucoup du caractère du joueur. Là où d’autres auraient saisi la première porte de sortie pour fuir une situation délicate, Benjamin Pavard choisit le bras de fer. Pour lui, repartir à Milan sans avoir convaincu Inzaghi de lui faire confiance serait un aveu de faiblesse qu’il n’est pas prêt à s’accorder. L’équipe de France est aussi dans un coin de sa tête : sans temps de jeu fort en club, la concurrence au poste de défenseur en sélection ne pardonne pas. Pavard le sait mieux que quiconque. Alors plutôt que de changer de cap, il revient à la source — décidé, concentré, et avec un point à prouver. L’Inter Milan voulait-il vraiment d’un Pavard résigné ? Certainement pas. Un Pavard en guerre, c’est une tout autre affaire.

