À dix-huit jours de la finale de Ligue des Champions contre Arsenal, le Paris Saint-Germain débarque à Lens mercredi soir avec sept forfaits. Luis Enrique jongle entre impératif de titre en Ligue 1 et préservation de ses hommes pour Budapest.
Le calendrier du PSG est une équation à hauts risques. D’un côté, le titre de champion de France à aller décrocher à Bollaert mercredi soir — une victoire suffirait à officialiser un 14e sacre. De l’autre, une finale de Ligue des Champions contre Arsenal le 30 mai à Budapest, rendez-vous historique que le club de la capitale attend depuis plus de trente ans.
Entre les deux, une infirmerie débordante.
Les blessés s’accumulent depuis Munich
Tout est parti de la demi-finale retour face au Bayern Munich à l’Allianz Arena, le 6 mai. Une soirée de qualification mémorable, mais coûteuse sur le plan physique. Touchés à la cuisse droite, Willian Pacho et Nuno Mendes ont été contraints de soigner leur blessure. Warren Zaïre-Emery, lui, souffre d’une lombalgie au dos. Trois titulaires indiscutables du système de Luis Enrique, absents contre Brest dimanche dernier, absents à Lens ce mercredi.
À cette liste s’ajoutent des cas plus anciens. Achraf Hakimi et Lucas Chevalier se sont blessés il y a deux semaines et devraient normalement être rétablis pour la finale, mais seront trop justes pour Lens. Quentin Ndjantou, opéré de l’ischio en février, n’a pas rejoué depuis décembre. Et enfin, Kang-In Lee, titulaire contre Brest, a subi un choc à la cheville gauche et est contraint de rester en salle ces prochains jours. Sept forfaits au compteur, au minimum.
« Rien de grave » — mais le doute s’installe
Luis Enrique a voulu calmer les inquiétudes. « Il n’y a rien de grave », a-t-il assuré en conférence de presse, laissant entendre que la participation des blessés à la finale de Budapest ne semblait pas remise en question. Un message rassurant, peut-être trop. Car si le pronostic médical reste favorable, la gestion du temps de jeu d’ici le 30 mai reste un exercice d’équilibriste délicat.
L’idée est de ne prendre aucun risque avant la finale. Pacho, Nuno Mendes et Zaïre-Emery pourraient faire leur retour à Lens si leur état le permet, mais rien ne sera forcé. Les bonnes nouvelles existent : Hakimi, Chevalier et Ndjantou ont repris le chemin du terrain, même si leur programme reste individuel pour l’instant.
Le vrai match se joue dans dix-huit jours
C’est là toute l’ambiguïté de cette semaine parisienne. Le déplacement à Lens conserve une valeur symbolique forte — offrir un 14e titre de champion de France à Luis Enrique pour son 100e match en Ligue 1 serait un moment marquant. Mais dans les têtes du staff, le calendrier ne s’arrête pas à Bollaert.
Le PSG peut se permettre de gérer. La question est de savoir si ses joueurs blessés, eux, peuvent se permettre de revenir à temps. Le compte à rebours est lancé.

