Le crack de Rennes fait ses adieux au Roazhon Park avant de filer à Liverpool !

Dimanche 10 mai, lors de la dernière rencontre à domicile du Stade Rennais contre le Paris FC (2-1), Jérémy Jacquet a vécu ses adieux officiels au Roazhon Park. Bras en écharpe, plaquette commémorative en main, le défenseur de 20 ans vendu à Liverpool pour 70 millions d’euros a eu droit à l’hommage qu’il méritait. Une scène poignante qui a fait le tour des réseaux sociaux.

Il n’avait pas sa tenue de match, juste ses émotions à fleur de peau. Jérémy Jacquet a foulé la pelouse du Roazhon Park dimanche pour la dernière fois sous les couleurs rennaises — non pas en défenseur prêt au combat, mais en jeune homme encore en rééducation après son opération de l’épaule gauche, venu saluer ceux qui l’ont suivi pendant sept ans. Le club lui a remis une plaquette commémorative devant un public visiblement touché, et la scène, rapidement relayée sur les réseaux sociaux, a provoqué une vague d’émotion bien au-delà des frontières de la Bretagne. À 20 ans, Jacquet n’est pas encore parti qu’il manque déjà.

Le contexte rend l’image encore plus forte. Vendu à Liverpool pour 70 millions d’euros lors du mercato hivernal de février 2026 — un transfert record dans l’histoire du Stade Rennais — le défenseur central n’a jamais eu l’occasion de terminer la saison avec ses coéquipiers. Une opération à l’épaule gauche en mars a mis fin prématurément à son exercice breton, le privant des dernières semaines d’un club qu’il n’avait pas quitté dans sa tête. C’est donc blessé, spectateur contraint d’une équipe qu’il avait contribué à construire, qu’il a assisté à la victoire contre le Paris FC — et à la qualification européenne qui allait avec. Un soulagement immense pour lui, qui confiera après le match : « Cette qualification en Europe, ça me soulage parce que je n’ai pas pu aider mes coéquipiers sur cette fin de saison. »

Ces mots disent tout de la personnalité de Jérémy Jacquet. Partir pour Liverpool et les sommets de la Premier League à partir du 1er juillet 2026, c’est le destin rêvé de tout jeune footballeur formé en France. Mais pour lui, il était inconcevable de quitter Rennes sur un échec, ou avec le sentiment d’avoir abandonné les siens en cours de route. La qualification européenne du Stade Rennais est ainsi devenue son cadeau d’adieu autant que celui du club envers lui. Il rejoint les Reds le cœur léger, libéré, et avec la certitude que le Roazhon Park lui réservera toujours une ovation. Les grands départs, quand ils se font dans la dignité et la reconnaissance mutuelle, ressemblent à ça.