Boxe : les athlètes bélarusses retrouvent leur drapeau, la Russie toujours sous restrictions

World Boxing a annoncé mardi la levée du statut neutre imposé aux boxeurs bélarusses, leur permettant de concourir sous leurs couleurs nationales. Une décision qui suit de près celle du Comité international olympique, tandis que les restrictions visant les sportifs russes demeurent en vigueur.

Trois semaines après avoir autorisé les boxeurs bélarusses à participer à ses compétitions sous bannière neutre, World Boxing a fait volte-face. Mardi, la fédération internationale a annoncé la fin pure et simple du statut d’Athlète Individuel Neutre (AIN) pour les représentants du Bélarus. Ces derniers peuvent désormais évoluer sous leur drapeau, avec leurs uniformes et leur hymne national, à l’image de n’importe quelle autre délégation membre.

« Le Comité exécutif a décidé que sa politique AIN ne s’appliquerait plus au Bélarus », a précisé l’organisation dans un communiqué, ajoutant que les athlètes, entraîneurs et officiels bélarusses seraient traités « au même titre que les autres fédérations nationales membres ».

La situation reste en revanche inchangée pour les sportifs russes. World Boxing maintient le protocole de vérification approfondi qui leur est imposé, et interdit toujours à leurs délégations de défiler sous les couleurs, uniformes et hymnes de la Fédération de Russie.

Cette décision s’inscrit dans le sillage direct du CIO, qui a annoncé jeudi ne plus recommander aucune restriction à l’encontre des athlètes bélarusses, tout en confirmant le maintien des mesures visant les Russes. World Boxing s’aligne ainsi sur la position de l’instance olympique, dont elle cherche à obtenir la reconnaissance pleine et entière — elle ne dispose pour l’instant que d’un statut provisoire, accordé en remplacement de l’IBA, dirigée par le Russe Umar Kremlev et écartée en 2023.

À sa tête, le Kazakhstanais Gennady Golovkin préside une organisation qui regroupe désormais 175 pays membres, dont la Russie et le Bélarus, entrés dans ses rangs en mars dernier.

Au-delà de la boxe, ce mouvement illustre une tendance plus large dans le sport mondial. Plusieurs fédérations — judo, natation notamment — ont récemment rouvert leurs portes aux athlètes des deux pays. D’autres, comme World Athletics ou la Fédération internationale de patinage artistique, maintiennent quant à elles une exclusion totale.