Rafaela Pimenta a choisi ses mots avec soin. Et ils sont sans ambiguïté : Erling Haaland ne bouge pas. Malgré l’insistance barcelonaise et les candidats à la présidence qui rêvent tout haut, la réalité contractuelle — et humaine — du dossier ramène tout le monde sur terre.
Il y a des rumeurs qui reviennent comme des mauvaises herbes. Haaland au Barça en est une. Chaque fenêtre de transfert, chaque élection présidentielle à Barcelone, chaque rencontre fortuite entre dirigeants ressuscite le fantasme d’un attaquant norvégien en blaugrana. Le 6 mai 2026, Rafaela Pimenta a décidé d’y mettre fin — pour l’instant, du moins.
« Rien à discuter »
Dans une interview relayée par Goal.com et Livefoot.fr, l’agente d’Haaland est d’une clarté désarmante : « Tout va très bien pour lui et nous n’avons rien à discuter sur un transfert quand tout est si bon à City. » Pas de porte entrouverte, pas de formule diplomatique floue. Un mur.
Pimenta va plus loin en décrivant Manchester City comme « le club le plus difficile à négocier » — une organisation si solide, si structurée, qu’elle ne laisse guère de prise à la spéculation. La prolongation signée par Haaland jusqu’en 2034 — soit neuf ans et demi d’engagement — sans clause libératoire, referme le dossier avant même qu’il ne s’ouvre.
À 23 ans, le Norvégien totalise 160 buts en 195 matchs toutes compétitions avec les Citizens. Il est chez lui. Et il le sait.
L’origine du mythe barcelonais
D’où vient alors cette rumeur persistante ? Principalement des ambitions électorales de candidats à la présidence du FC Barcelone. En mars 2026, Victor Font évoquait publiquement une mystérieuse « option préférentielle » sur Haaland. Pimenta a balayé l’affirmation sans ménagement : « Aucun contact, ni avec Haaland ni avec le Barça. »
Des réunions qualifiées de « courtoisie » entre l’entourage de Font et des dirigeants de City — dont Ferran Soriano et Hugo Viana — à Madrid ont suffi à embraser les réseaux. Mais une rencontre de courtoisie ne fait pas un transfert. Haaland lui-même a réaffirmé son engagement envers Manchester fin avril, tout en reconnaissant son affection pour le Camp Nou. Aimer un stade, c’est encore loin de vouloir y jouer.
Une réalité contractuelle qui verrouille tout
Le Barça cherche un successeur à Lewandowski — personne ne le conteste. Et sur le papier, Haaland incarne le profil idéal : physique, prolifique, dans la force de l’âge. Mais les sources convergent unanimement ce matin : ESPN, Goal, Livefoot s’accordent sur l’absence totale de négociations. Le joueur est décrit comme « super heureux », discret, concentré sur ses ambitions domestiques et européennes.
Sans clause libératoire, avec un contrat courant jusqu’en 2034 et un club qui ne braderie pas ses actifs, City tient ses positions. Et Pimenta aussi.
Le mercato ouvre officiellement fin juin. D’ici là, les rumeurs vivront leur vie. Mais les faits, eux, sont têtus.


