Les Gunners ont demandé une inspection officielle de la pelouse du stade madrilène avant leur demi-finale aller, soupçonnant Simeone de manipuler la hauteur de l’herbe pour freiner leur jeu. L’UEFA a tranché : les 26 mm relevés sont dans les normes. Mais la plainte, elle, est bien officielle.
Arsenal n’est pas venu à Madrid uniquement pour jouer au football. Quelques heures avant le coup d’envoi de la demi-finale aller de Ligue des Champions contre l’Atlético Madrid mercredi soir (1-1), le staff des Gunners, insatisfait de l’état de la pelouse lors de leur reconnaissance du terrain, a pressé l’UEFA de vérifier physiquement la hauteur du gazon pour s’assurer qu’elle respectait les réglementations officielles. En cause : la crainte que Diego Simeone use de ses fameux dark arts en laissant délibérément pousser l’herbe pour casser le tempo et le jeu de passes d’Arsenal. Des délégués UEFA ont été dépêchés sur place, ont sorti le mètre, et ont mesuré un gazon à 26 mm — dans les clous du règlement européen, qui fixe la limite entre 21 et 30 mm. La pelouse était conforme. L’incident, lui, était déjà lancé.
Ce qui rend cette affaire particulièrement explosive, c’est qu’Arsenal n’est pas seul à pointer le Metropolitano du doigt. Plus tôt dans la compétition, Hansi Flick avait déjà évoqué le sujet avec le délégué de match de l’UEFA lors de la venue du FC Barcelone, le club catalan estimant que la hauteur du gazon avait été choisie délibérément pour ralentir son jeu de passes. Tottenham Hotspur avait lui aussi connu des déconvenues similaires, son entourage estimant que la pelouse avait été trop arrosée afin d’alourdir le terrain. Et la nuit du match retour n’a rien arrangé : à la mi-temps, des journalistes ont remarqué qu’une seule moitié du terrain était arrosée — précisément celle qu’Arsenal allait défendre en deuxième période. Coïncidence ? À Madrid, sous Simeone, rien n’est jamais laissé au hasard.
Après la rencontre, la tension est montée d’un cran supplémentaire. Selon le quotidien AS, Arsenal a déposé une plainte officielle auprès de l’UEFA, visant directement Diego Simeone et la gestion de la rencontre par l’Atlético de Madrid. Mikel Arteta avait déjà mis le feu en conférence de presse en dézinguant l’arbitrage, notamment après un penalty accordé pour la main de Ben White, puis un autre d’abord sifflé avant d’être finalement annulé. Entre une pelouse suspecte, un arbitrage contesté et une plainte officielle en bonne et due forme, le match retour à l’Emirates s’annonce sous haute tension. Une chose est sûre : la Grass War du Metropolitano n’a pas fini de faire parler.

