A 30 ans, le Kényan Eliud Kipchoge remporte pour la première fois de sa carrière le marathon de Londres, dimanche en 2h04’42 ». Il a devancé les deux favoris, ses compatriotes Wilson Kipsang (2h04’47 »), vainqueur en 2014 (et détenteur du record sur l’épreuve londonienne en 2h04’2 »), et le recordman du monde, Dennis Kimetto (2h05’50 »).

Eliud Kipchoge a résisté à l’accélération de Wilson Kipsang, débutée dans un tunnel à 2,5 kilomètres de l’arrivée. Et il a su élever à son tour le rythme, distançant de quelques dizaines de mètres Kipsang. Il n’a manqué à Kipchoge que le record de l’épreuve : il échoue à 13 secondes de celui que Kipsang avait réalisé l’an dernier. J’ai fait une bonne course et je me sens bien. C’était comme des jeux Olympiques. Mon entraînement a payé et tout est allé comme prévu, a réagi Kipchoge, victorieux à Rotterdam et à Chicago l’an dernier.

C’est l’Éthiopienne Tigist Tufa (28 ans) qui l’a emporté chez les femmes dans un temps de 2h23’21 », mettant fin à quatre années de règne kényan chez les dames. Elle a devancé la Kenyane Mary Keitany, double vainqueur à Londres, et l’Éthiopienne Tirfi Tsegaye qui l’avait emporté à Berlin cet automne. Le record de 2h15 »25 (2003) de Paula Radcliffe – qui à 41 ans, a bouclé les 42,195 km en 2H36’55 »- tient toujours !

Dimanche, la Britannique a fait ses adieux à la compétition officielle devant son public. Il y avait tellement de monde, de bruit et d’encouragement. C’est plus fort que vous. Quand je cours ici, je ne peux que donner le meilleur de moi-même, a-t-elle réagi. En 2 h 36 minutes 55 secondes, Radcliffe a fait mieux que Jensen Button, champion du monde 2009 de Formule 1, qui a bouclé les 42 km en 2 h 52 minutes 30 secondes.