Grenoble, relégué au printemps, apparaît comme le grand favori d’une Pro D2 qui redémarre vendredi. Mais l’accès à l’élite sera plus difficile cette saison avec l’instauration d’un barrage entre le finaliste et le 13e du Top 14.

Est-ce que la tendance va se confirmer ? Depuis deux ans, les clubs relégués en Pro D2 étaient parvenus à retrouver aussitôt l’élite. Ce fut le cas d’Oyonnax et d’Agen la saison écoulée, mais aussi de Lyon et Bayonne en 2016. Mais l’accès au Top 14 se compliquera sérieusement en 2018 avec un changement de formule: seul le vainqueur de la phase finale sera assuré d’être promu. Terminer premier de la phase régulière ne servira qu’à éviter les barrages et avoir l’avantage du terrain en demi-finales, alors qu’il offrait jusqu’ici un billet pour l’étage supérieur. Autre nouveauté: le finaliste devra passer par un match d’accession face à l’avant-dernier du Top 14. Consolation : cette seconde chance lui sera accordée sur sa pelouse.

La course à la montée sera aussi élargie: les six premiers seront qualifiés pour la phase finale, alors que seuls les clubs classés de 2 à 5 disputaient les demi-finales précédemment. Un favori émerge: Grenoble. Le 13e du dernier Top 14 veut tourner la page d’une saison noire, marquée par le départ anticipé de l’historique directeur sportif Fabrice Landreau, l’éviction de son successeur Bernard Jackman et la mise en examen pour viol présumé de trois joueurs qui ont quitté le club à l’intersaison. Le club de l’Isère, qui retrouve l’antichambre de l’élite cinq ans après l’avoir quittée, se présente comme très solide autour de ses deux nouveaux entraîneurs Dewald Senekal et Stéphane Glas. Le Biarritz Olympique s’avance comme un rival très ambitieux avec l’arrivée de Gonzalo Quesada à sa tête. L’ex-directeur sportif du Stade Français, champion de France en 2015, pourra compter sur l’expérience de deux recrues vedettes: le pilier sud-africain BJ Botha, champion du monde 2007, et l’ouvreur Pierre Bernard, venu de Toulon.

Les Basques, qui stagnent depuis 2014 en deuxième division, seront à la lutte avec un autre club au passé glorieux mais pas si lointain: Perpignan, relégué la même année et à la peine depuis. L’USAP doit éviter le départ catastrophique de l’été dernier (1 victoire, 4 défaites) qui avait entraîné le limogeage des deux entraîneurs et empêché en fin de course le club catalan d’accrocher les demi-finales (6e).

Malheureux en phase finale, Montauban (3e), et Mont-de-Marsan (4e), présent en demi-finales en continu depuis 2015, auront une expérience à faire valoir. Tout comme Bayonne, l’autre relégué de Top 14 qui apparaît cependant en retrait en raison d’une hémorragie de départs.

La bataille pour le maintien devrait concerner les deux promus, Massy et Nevers – à cet échelon pour la première fois -, ainsi que Soyaux-Angoulême et Vannes, leurs prédécesseurs. Dax, qui échappe miraculeusement, année après année, à la descente en Fédérale, sera de nouveau menacé.

Le calendrier complet de la saison 2017-2018 de Pro D2 est disponible ICI.